Un programme éclectique avec 6 représentations de théâtre qui raviront les spectateurs

Mardi 12 juillet : UN AIR DE FAMILLE

d'Agnès Jaoui et Jean Pierre Bacri. Cie le Grenier de Toulouse.

Toutes les semaines dans la famille Mesnard, on se réunit au café dont Henri est le patron et on va manger tous ensemble Aux ducs de Bretagne ! Une belle soirée familiale où chacun va «se» retrouver. De plus, c'est l'anniversaire de Yolande, la belle-fille ! Mais ce soir-là, une personne va manquer à l'appel : Arlette, la femme d'Henri, qui est partie une semaine pour... réfléchir.

Voilà, le mot terrible est lâché : réfléchir. Et à quoi donc ? Il n'y a rien à penser quand on vit dans une bonne famille, bien à sa place, à cette fameuse place que les autres nous ont accordée... par amour bien-sûr ! On doit surtout savoir y rester. Et puis réfléchir c'est dangereux, pour tout le monde d'ailleurs. Parce qu'à force de réfléchir, on risque de penser, ou plutôt de «panser» sa propre vie blessée par le regard que les autres nous infligent.

Mardi 19 juillet : LES BOULINGRIN

de Courteline. Cie le Grenier de Toulouse.

ÊTRE OU NE PAS ÊTRE… UN RASEUR !
Telle est la question que va se poser dorénavant Monsieur Des Rillettes !
Grand pique-assiette devant l’éternel, il avait en effet choisi de nouvelles proies pour passer l’hiver au chaud : Monsieur et Madame Boulingrin ! Il pensait ainsi abuser de leur gentillesse et de leur hospitalité, paisiblement calé au coin du feu…
MAIS… TEL EST PRIS QUI CROYAIT PRENDRE !
Car les Boulingrin s’avèrent être de redoutables querelleurs, sans foi ni loi. Ce pauvre Des Rillettes subira alors, impuissant, la violence drôlatique de ses hôtes qui vont littéralement se défouler sur lui.
Le public assistera donc à l’une des scènes de ménage les plus féroces et les plus drôles que le théâtre n’ait jamais inventée. Pour notre plus grand plaisir, Des Rillettes sera la victime expiatoire de ce véritable cataclysme conjugal, et ce, jusqu’à ce que le ciel lui tombe sur la
tête, au propre comme au figuré !

Mardi 26 juillet : L'IMPRÉSARIO DE SMYRNE

de Goldoni. Cie de l'Esquisse

L'Imprésario de Smyrne est une comédie très fine au rythme enlevé sur le monde du spectacle et ses représentants. C'est aussi une critique d’un milieu artistique, tiraillé entre le besoin de travailler et la soif de reconnaissance, où tous les coups sont permis.  Et c'est enfin un regard savoureux et pertinent sur les métiers du spectacle qui transcende toutes les époques...

Nous sommes au milieu du XVIIIe siècle. De toute l’Italie des jeunes gens sans le sou viennent tenter leur chance à Venise, où les théâtres se multiplient : chanteurs mégalomanes, cantatrices sans scrupules, poètes miteux, directeurs rapaces, aristocrates pervers. Avec humour et cruauté, Goldoni décrit en touches vives l’univers baroque de l’opéra vénitien, avec ses divas et ses castrats, ses Farinelli et ses prima donna. Il croque les silhouettes et les intrigues de ce petit monde sans cesse en représentation.

L’Imprésario de Smyrne est un chef-d’œuvre de drôlerie, de rapidité, d’inventions multiples et de rythme soutenu ou à côté des petits chanteurs sans talent, mais au charme irrésistible et qui n’ont que la ruse pour survivre, on trouve de savoureux personnages d’un pur théâtre.