Expédition de 5 jours en canoë depuis la source jusqu'à l'embouchure

Cette fois, cap sur la Dordogne !

Ne connaissant que très peu la rivière, le départ d'Argentat me paraît correct. Je prends tout de même le temps, auparavant, de m'arrêter sur les barrages en amonts, afin de prendre des informations pour mes prochaines expéditions. 

Comme pour mes autres descentes, le but et les modalités restent les mêmes : on me dépose au point de départ navigable, le plus proche possible de la source, pour me récupérer à l’embouchure. J'essaie, en général, de faire mes descentes en autonomie totale. 

Pour pouvoir effectuer un tel voyage sans partir trop longtemps, je m’organise pour passer le plus de temps sur la rivière et limiter le chargement. 
Pour la nourriture je me rationne tout de même, par rapport à ma consommation habituelle et je mange froid. 
Pour l’hébergement je pratique le bivouac, là aussi dans sa définition la plus sommaire, ne restant jamais plus d'une nuit sur place : mon campement, rapide à mettre en place, me permet de passer la nuit au sec, en accordant un minimum de temps à la préparation de l'abri et du repas.
 

jeudi 14 septembre 2017 :
Départ de Bordeaux, au petit matin, direction le Puy de Sancy pour approcher la source de la Dordogne.
Arrivée dans l’après midi, au Mont-Dore, après une journée pluvieuse, le thermomètre continue à descendre. Je continue malgré la pluie et le vent pour voir la source où la Dore et la Dogne se rejoignent. La nuit sera très fraîche.

vendredi 15 septembre 2017 :
Au petit matin, je sors pour me faire une idée de la météo. Les prévisions ne se sont pas trompées : il fait froid, beaucoup de vent et, bien sûr, la pluie. Je décide de reporter ma descente au lendemain, bien que les prévisions annoncent le même programme pour plusieurs jours.
Direction donc Argentat, en longeant la Dordogne et en faisant des arrêts à proximité des barrages qui la surplombent.
Barrage de Marèges : Très peu d'informations sur lui, juste le temps de prendre quelques photos et une vidéo depuis le Belvédère.
Barrage de l'Aigle : Débarquement possible sur la gauche, ensuite portage sur un kilomètre.
Barrage du Chastang : Débarquement sur la droite et portage sur 500 mètres.
Barrage du Sablier : Débarquement sur la droite et portage sur 500 mètres.

samedi 16 septembre 2017 :
Départ depuis l'embarcadère d'Argentat à 9h. Journée assez tranquille, rythmée par de nombreuses averses.
En début de soirée, peu après 19h, une grosse averse met un terme à ma journée, j'arrête vers 19h30, près de Floirac, après 55 Km. Je passerai une nuit difficile sous ma tente bancale installée précipitamment la veille.
Pour info, en arrivant à Beaulieu-sur-Dordogne vous avez dans le village une glissière sur votre gauche.
 

dimanche 17 septembre 2017
La journée s'annonce comme celle de la veille : il pleut dès mon départ. Je réapprends à aimer enfiler mes vêtements mouillés le matin.
Hormis les averses, peu de vent, ce qui rend la descente, tout de même, très agréable. Comme la veille, aucune difficulté sur ce tronçon.
Je m'arrête près de Veyrignac, après 52 Km, passant la nuit, encore une fois, sous la tente.

lundi 18 septembre 2017
Toujours la pluie à mon réveil, et les prévisions annoncent encore une journée pluvieuse. Je continue tranquillement ma descente avec une nouvelle journée sans obstacles. Je passe Limeuil, en début de soirée, avec un beau soleil annonçant des jours meilleurs. Après une soixantaine de kilomètres je m'arrête sur un îlot où je passerai ma première nuit en hamac.

mardi 19 septembre 2017 :
La routine prise, je me réveille peu après 7 heures. Le temps de manger quelques dattes et quelques fruits secs : je suis prêt.
La journée s'annonce comme celle réservée aux barrages : trois barrages m'attendent, avec pour chaqu'un d'eux, un peu d'exercice. Mais, faire marcher les jambes permet de casser aussi la routine des coups de pagaies.
Le barrage de Mauzac, le premier sur la liste : 
A proximité du barrage, débarquez sur la droite près du canal de Lalinde ; ensuite, 300 mètres de portage vous attendent avec un peu de débroussaillage, pour reprendre la Dordogne juste derrière le barrage.
Le barrage de Tuilières :
J'ai débarqué sur la droite à 1 kilomètre en amont et j'ai porté mon kayak une vingtaine de minutes en longeant le canal de Lalinde pour récupérer la Dordogne au bout du même canal.
Le barrage de Bergerac
Pour celui-ci, débarquez un peu avant, sur la droite ; ensuite, un portage sur 300 mètres est nécessaire jusqu'au ruisseau le Caudeau. Un petit accès vous permettra de récupérer la Dordogne.
Je passerai la nuit en hamac, près de Tuillère, après avoir effectué une journée d'une cinquantaine de kilomètres.

mercredi 20 septembre 2017 :
Le dernier barrage étant derrière moi, il ne me reste qu'une belle ligne continue pour rejoindre l'estuaire. Une journée, donc, de pleine descente avec, en plus de ça, un soleil qui ne me quitte plus. Après le passage de Castillon la Bataille, je prête attention à la marée, qui m'aidera, tout de même, jusqu'à Branne après une journée pleine de ses 65 kilomètres. La marée s'inversant en début de soirée et les berges étant difficilement accessibles à cause de la marée basse, je décide de passer la nuit à Branne. Assez fatigué, je ne me pose pas trop de questions pour savoir où je vais dormir, pour ma dernière nuit : je dresse ma tente à côté d'un buisson entre une route et la Dordogne.

jeudi 21 septembre 2017 :
Dernière journée, il me reste une soixantaine de kilomètres jusqu'à l'estuaire. La marée commence à monter dès mon départ. La matinée est assez difficile ; j’atteins Libourne dans la difficulté ; mais, les efforts étant récompensés la plupart du temps, après mon passage par Libourne, la marée descend enfin, La Dordogne se transformant en tapis roulant, j’atteins donc assez facilement Bourg dans l'après midi, aux porte de l'estuaire.
 

Les cours d'eau Français  se ressemblent beaucoup : très sauvages  au début avec seulement quelques habitations ; ensuite, on croise toujours une partie pittoresque et originale qui a su garder les marques d'un temps où l'histoire est encore visible. Viennent ensuite les plus grandes villes quand le cours d'eau s'élargit.

Pour la Dordogne, elle est encore très sauvage sur toute sa partie jusqu'à Bergerac. Les falaises calcaires constituent une des particularités de la rivière ainsi que les communes comme la Roque-Gageac, Beynac et Cazenac qui font clairement l'identité de la Vallée. 

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