
Château des Milandes
l'empreinte émouvante de Joséphine BakerLes Milandes
la valeur sûre de la Vallée de la Dordogne
Les aaaaah ! et les oooooh ! n’en finissent pas de fuser. Les plus jeunes sont aux anges (les autres aussi !), tandis que buses, faucons, aigles et autres hiboux multiplient prouesses et espiègleries. Attention, certaines vocations se révèlent souvent à cette occasion ! « Papa, maman, plus tard, je serai fauconnier ! ». Vous êtes prévenu !
Soyons honnêtes, en première intention, on vient surtout au château des Milandes pour assister à son fameux spectacle de rapaces. Rien d’étonnant à cela, car il vaut vraiment le détour.
Mais Les Milandes, ce n’est pas qu’un simple château aux oiseaux. Pour s’en rendre compte, il suffit d’observer la bâtisse resplendissante. Et c’est tout naturellement que l’on finit par en pousser la porte…
Le château star
L’immersion est immédiate ! Au détour d’un couloir, on s’attendrait presque à voir surgir Joséphine Baker en personne !
Qui ? Joséphine Baker ! Cette incroyable meneuse de revue des années folles. Véritable star internationale. La plus française des Américaines. La « Vénus noire » qui défraya la chronique en se déhanchant quasiment nue, parée d’une simple ceinture de bananes. Et la célèbre interprète de « J’ai deux amours : mon pays et Paris »… ou plus exactement trois, en ajoutant Les Milandes. Car oui, cette demeure, aujourd’hui labellisée « Maison des illustres », fut la sienne. Louée dès 1937, achetée en 1947, puis tristement perdue en 1968, elle l’aima avec autant de passion qu’elle vécut sa vie.
Plus qu’un musée, le château vous propose de partager l’intimité de cette grande dame. De pièce en pièce, depuis le salon d’apparat qui accueille ses sublimes tenues de scène, jusqu’à la cuisine à l’atmosphère si particulière, en passant par la stupéfiante salle de bains, ou encore la salle de la Résistance, on se réjouit de découvrir toutes les facettes, parfois insoupçonnées, de Joséphine Baker. Tour à tour éblouissante reine de music-hall, femme très engagée sur tous les fronts, et simple mère de famille nombreuse autour de son attendrissante « tribu arc-en-ciel », elle ne laisse personne indifférent.
Au terme de cette visite, vous vous félicitez d’avoir fait la connaissance d’une belle âme qui, en braquant les projecteurs sur son château, a permis à la Dordogne de trouver sa destinée touristique. Joséphine avait un projet un peu fou : créer dans son hameau des Milandes un « Village du monde, capitale de la fraternité ». Un grand complexe touristique, accessible à tous, voit ainsi le jour. Complètement révolutionnaire pour les années 1950. Et le succès est au rendez-vous ! On parle du Périgord jusqu’à Paris !
Malheureusement, Joséphine Baker est généreuse, trop. Ruinée, ses beaux idéaux s’effondrent. Mais pour la Dordogne, la machine est lancée… Quant au château des Milandes, il n’oublie pas ce passé heureux, et continue de l’honorer de façon très pudique, comme à son image…
ADRESSE – CONTACT
Château des Milandes
24250 Castelnaud-la-Chapelle
05 53 59 31 21 / www.milandes.com
PÉRIODE & HORAIRES D’OUVERTURE 2026
| Du 7 février au 27 mars | 11h30 – 18h |
| Du 28 mars au 5 juillet | 9h30 – 19h |
| Du 6 juillet au 30 août | 9h – 20h |
| Du 31 août au 30 septembre | 9h30 – 19h |
| Du 1er octobre au 15 novembre | 9h30-18h30 |
| Du 16 novembre au 4 décembre | 14h-17h30 |
| Du 5 décembre 2026 au 3 janvier 2027 | 10h00-19h00 |
Dernière admission : 1 heure avant la fermeture
Attention le château est fermé le 25 décembre et le 1er janvier.
Pas de présentation de rapaces organisée en hiver.
Attention le château fermera plus tôt le 24/12 : 10h-17h30, dernière admission 16h30.
Animaux non admis sur le site.
TARIFS
Adulte (à partir de 17 ans) : 15 €
Enfant de 5 à 16 ans : 9,50 €.
Personnes à mobilité réduite : 11,50 €
Personne en fauteuil : gratuit
Enfant de moins de 5 ans : gratuit
Un château renaissance
Une demeure discrète, un bijou de raffinement
Ici, rien de monumental. Le château des Milandes est une bâtisse tout en douceur et discrétion. Quel que soit l’angle d’approche, par la terre ou depuis la rivière Dordogne, juste en contrebas, il se voit surtout à la dérobée. Même en traversant le minuscule hameau qui l’abrite, on peine à deviner son existence.
L’immense parking (gratuit) indique que vous êtes arrivé. Toujours rien d’extraordinaire en vue. Il faut dire que jusqu’à présent, vous étiez plutôt habitué aux démonstrations viriles des colosses voisins, les châteaux de Castelnaud et Beynac.
Allez-y, entrez ! Et tout en progressant au milieu des magnolias centenaires, laissez-vous doucement gagner par la sérénité et la délicatesse des lieux.
C’est un véritable petit château de la Belle au Bois Dormant qui s’offre à vous, avec sa succession de tours et tourelles, ses décors d’une finesse infinie, et sa pierre claire, lumineuse à souhait. Remarquez comme vous vous sentez bien…

Château
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Facademilandes©julienriouriu 0428
L’empreinte des femmes, toujours et encore

XVème siècle – Renaissance
Nous sommes à la fin du XVème siècle. Claude de Cardaillac n’en finit plus de se languir d’ennui dans son austère forteresse de Castelnaud. Par amour, son époux, François de Caumont, s’applique à lui bâtir non loin une solide maison, élégante, lumineuse, et agréable à vivre.
En 1489, le château des Milandes n’a pas encore son allure actuelle, mais il commence à s’inscrire durablement dans le paysage de la Vallée de la Dordogne.
Au cours de ses plus de 500 ans d’existence, la bâtisse va souvent être malmenée par les hommes. Certes, quelques-uns ont su la flatter, à l’image d’Auguste Claverie, qui la rachète en 1900, l’embellit et l’agrémente de magnifiques jardins à la Française. Mais finalement, ce sont toujours les femmes qui ont réussi à insuffler aux Milandes sa plus belle énergie…
XXème siècle – Époque contemporaine
Après la gente dame de Cardaillac, à l’origine de sa construction, il faut attendre bien des siècles avant qu’une femme d’exception telle que Joséphine Baker finisse par lui ouvrir à nouveau son coeur. Au milieu du XXème siècle, le château est plus radieux que jamais, lui qui avait connu l’oubli, suite à la mort, en 1914, de son rare bienfaiteur Auguste Claverie.
Mais à la fin des années 1960, la ruine de son illustre protectrice le fait sombrer une fois de plus.
Pour qu’une suite joyeuse s’écrive enfin, il faut patienter jusqu’en 2001. Angélique de Labarre et sa mère ont alors un formidable coup de foudre pour les Milandes. Encore des femmes ! Depuis, le domaine revit magnifiquement.
Aujourd’hui, le château des Milandes rayonne et rend heureux. On s’y régale de belles pierres, d’émouvantes histoires, de captivantes scénographies, de délicieux jardins, mais aussi d’ateliers ludiques et de spectacles vivants, qui n’auraient pas été pour déplaire à notre formidable diva, toujours prête à divertir et éblouir !

















