Le lundi de Pâques dans la Vallée, c’est le luxe de n’avoir aucun autre projet que celui de se laisser surprendre. Après l’effervescence du dimanche, le territoire retrouve un calme habité, idéal pour une déambulation sans boussole.
Flâner et débusquer
C’est le moment de pousser la porte des boutiques de villages et des échoppes des artisans, qui ouvrent tout juste pour la saison, ou de s’arrêter dans une galerie pour une expo redécouverte. Pour les amateurs de récits d’objets, les premiers vide-greniers de printemps sont des terrains de jeu parfaits : on y chine moins un meuble qu’une bribe d’histoire locale, entre deux étals de brocanteurs passionnés.
S’imprégner du vivant
Dehors, le spectacle est discret mais puissant. On part pour une balade au bord de la rivière pour guetter le passage des gabares ou l’on grimpe vers les points de vue calcaires. C’est là, dans les herbes hautes des chemins creux, que l’on hume le parfum délicat des jonquilles sauvages et que l’on cherche du regard les premières orchidées. Au détour d’un sentier boisé, on se laisse surprendre par la voix des cascades : à Pâques, nourries par les pluies de printemps, elles s’élancent avec une force nouvelle, rappelant que dans la Vallée, l’eau est partout une présence vive.
Partager la lumière
Le rituel est simple : faire un tour au marché, remplir un panier de fraises ou de fromages de chèvre, et improviser un pique-nique au bord de l’eau, là où le soleil commence à faire tiédir les murets. Et avant que la journée ne décline, s’attarder en terrasse pour un café, simplement pour faire le plein de vitamine D et regarder la vie reprendre son cours.
Ici, le lundi ne sonne pas la fin du voyage, mais le début d’un nouveau rythme.