© Village de la Madeleine

Village de la Madeleine

le bonheur est dans la falaise !

Le village troglodytique de la Madeleine est situé sur la commune de Tursac, dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. Connu pour son important gisement préhistorique qui a donné son nom à la période magdalénienne, le site a été habité jusqu’au XIXème siècle. Il est l’un des meilleurs témoignages de la longévité de l’occupation humaine en Vallée de la Vézère.

Village De La MadeleineVillage De La MadeleineVillage De La Madeleine

Le Village troglodytique

En Périgord, c’est sûr, on se plaît à jouer avec les falaises ! Les châteaux adorent s’y jucher, tandis que les jardins n’hésitent pas à s’y suspendre. Quant aux villages, peut-être un peu moins téméraires, ils sont nombreux à simplement se blottir sagement à leur pied.

Et puis il y a ceux, encore plus audacieux s’il en est, qui osent rivaliser d’ingéniosité pour s’accommoder des failles, aplombs et autres anfractuosités. Et lorsque l’on découvre pour la première fois le surprenant site de la Madeleine, au beau milieu de la Vallée de la Vézère, on se dit que si la nature est souvent capable de faire des merveilles, les hommes, parfois, savent aussi bien le lui rendre…

PRATIQUE
Village de la Madeleine 24260 TURSAC
Tél. : 05 53 46 36 88 / la-madeleine-perigord.com

HORAIRES D’OUVERTURE
Juillet-Août : 9h30 – 20h
Mai, Juin, Septembre : 10h – 19h
Mars, Avril, Novembre : 10h – 18h
Octobre : 10h-18h30

Ouvert de juillet à octobre, tous les jours.
Durée de la visite : 1 heure

TARIFS 
Adulte : 7.90€ / Etudiant : 5€ / 5-12 ans : 4€

Abri préhistorique ou village troglodytique de la Madeleine ?

Les deux ! Et même les trois, car le décor ne serait pas complet sans y ajouter les ruines du château fort du Petit-Marzac qui domine le tout !

La Madeleine est en fait un site aux strates multiples qui, sur 800 mètres de long et 40 mètres de haut, à flanc de falaise, en surplomb de la rivière Vézère, retrace 17000 ans de notre histoire, depuis le Paléolithique jusqu’à l’Époque moderne. Autant dire une ascension temporelle vertigineuse, au sens propre comme au sens figuré, car si l’évocation des millénaires donne facilement le tournis, la verticalité du lieu n’est pas non plus en reste !

Entre son fondement préhistorique, son village troglodytique, et ses restes de forteresse féodale, la Madeleine offre une balade à la fois insolite et attachante, peuplée d’histoires simples, celles de ces hommes et de ses femmes, légèrement intrépides tout de même, qui ont su s’adapter aux contraintes d’un milieu complexe, y vivre confortablement, sans pour autant l’altérer, bien au contraire. Une belle leçon de respect et d’humilité, en ces temps où vivre en cohérence avec son environnement n’est pas évident…

Quand un mammouth fige la Madeleine

pour la postérité !

1863 : deux archéologues, Édouard Lartet et Henry Christy, découvrent l’abri de la Madeleine et son gisement préhistorique. En plus des traditionnels outils en silex, des objets confectionnés à partir d’os d’animaux et de bois de renne sont mis au jour, ce qui à l’époque, provoque déjà une petite révolution.

Mais le plus extraordinaire reste à venir : les fouilles révèlent un fragment d’ivoire de mammouth arborant une gravure de ce même animal fossile, parfaitement détaillé, preuve que son auteur avait pu le côtoyer de près ! Or, au XIXème siècle, le mammouth est considéré comme antédiluvien, et ne peut en aucun cas avoir été contemporain de l’homme. La Madeleine change complètement la donne ! Son artéfact remet en cause toutes les croyances basées sur la chronologie biblique.

La Préhistoire fait alors un pas de géant, et le site de la Madeleine s’offre le luxe de donner son nom à l’une des phases majeures du Paléolithique, le Magdalénien.

Si la cavité originelle, désormais classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, existe toujours au pied de la falaise, elle ne se visite malheureusement pas, car elle n’a pas encore dévoilé tous ses secrets aux archéologues. Toutefois, une exposition lui est dédiée, très complète et instructive. Quant aux passionnants et passionnés guides de la Madeleine, ils ne manquent jamais d’évoquer cette partie fondatrice du site, qui n’a été que le début d’une très longue occupation humaine…

Un village unique, "sculpté" dans la falaise

Les hommes ont dû se sentir bien dans cette falaise, car ils ne l’ont pas quittée de sitôt ! On peut les comprendre, car elle réunit des conditions idéales : une exposition plein sud, la proximité de la rivière Vézère, et un plateau forestier, pourvoyeur de gibier. Mais aussi et surtout, elle est formidablement protectrice, ce qui a été un atout vital, notamment durant les Invasions barbares et la guerre de Cent Ans. Le site était alors relativement aisé à défendre, et les envahisseurs se voyaient de loin. 

Dès le début du Moyen Âge, les premières « vraies » habitations troglodytiques ont ainsi vu le jour, juste au-dessus de la grotte préhistorique. Les générations se sont succédées, apportant chacune leur lot d’améliorations. Et c’est tout un village qui a miraculeusement émergé de la paroi rocheuse, avec ses maisons « prises » dans le rocher, ses ruelles étroites taillées à même le calcaire, jusqu’à son incroyable chapelle gothique, aménagée dans la pierre, en surplomb de la Vézère, dont on se demande bien comment elle peut tenir depuis le XVème siècle ! Une vraie prouesse architecturale !

Les derniers habitants n’ont finalement déserté qu’au XIXème siècle ! Une longévité d’occupation extraordinaire qui a laissé de touchants vestiges, reconstitués juste ce qu’il faut pour préserver toute l’authenticité de ce site naturel exceptionnel, que vous vous surprendrez peut-être à parcourir sans bruit, quasiment religieusement. Car, oui, la Madeleine possède cette petite âme en plus qui fait que l’on s’y sent immédiatement serein…

Invitation à la slow attitude...

La Madeleine… Un lieu intimiste au charme fou, que les hommes ont investi en parfaite intelligence avec l’environnement. Bien caché dans son cingle de rivière, toujours baigné d’une chaude et rassurante lumière, il n’en finit pas de séduire ceux qui le croisent…

Si le village s’applique désormais à revivre sous une autre forme, c’est toujours dans l’esprit de ce profond respect pour la nature, qui répond d’ailleurs parfaitement à la notion de tourisme durable que la Vallée de la Vézère entend bien mettre en avant, surtout depuis qu’elle a été labellisée Grand Site de France.

Ainsi, les nouveaux maîtres des lieux multiplient les modes d’occupation douce et sensée. Ils y font revenir des artisans d’antan, tels que des feuillardiers et des vanniers. Un potager médiéval a aussi été aménagé, faisant le bonheur des colonies d’abeilles qui ont élu domicile dans des bournats typiques, à savoir d’amusantes ruches-troncs. Surprenant, ludique, et très sympathique !

Et puis comme la sublime vue sur la Vézère s’y prête merveilleusement, des moments méditation sont ponctuellement organisés… Alors, n’attendez plus ! Laissez-vous aller à la simplicité, et prenez le temps de vous reconnecter à cette nature bienfaisante que vos lointains prédécesseurs ont si joliment respectée et mise en valeur…

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