
Abbaye de Brantôme
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Brantôme en Périgord
la Dronne lui va si bien !
La vallée de la Dronne n’a pas la notoriété de la Vallée de la Dordogne, ni même de la Vallée de la Vézère. Pourtant, au nord du département, là où le vert l’emporte sur le noir, le blanc et le pourpre, elle s’apparente à un petit bijou, serti de perles rares, à l’image de la si romantique ville de Brantôme. Cette dernière s’y épanouit depuis des siècles, selon la volonté d’un certain Charlemagne… C’est du moins ce que dit la légende. Et croyez-nous, ici, les mythes et mystères se mêlent à l’histoire avec infiniment de bonheur !
En amont, la Dronne part à gauche. Depuis sa Haute-Vienne natale, elle suit son cours de rivière naturelle, parfois tumultueuse, et pour la petite anecdote, dernier refuge des moules perlières !
À droite, voici bien longtemps, des moines ont offert à la sauvageonne une jolie fantaisie, celle de pouvoir goûter au calme d’un canal. Certes, le but était surtout sécuritaire, mais aujourd’hui, c’est l’un des atouts charme de la ville, et même un lieu festif où, chaque été, de rafraîchissantes joutes nautiques sont organisées.

Brantome Vue Du Ciel
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En aval, canal et rivière se rejoignent, laissant les eaux vives et poissonneuses poursuivre ensemble leur chemin. Derrière elles, « l’île de Brantôme », ainsi créée au milieu de ces bras d’eau gracieusement enlacés, savoure sa félicité, et bénit la main de ces hommes qui l’ont dotée d’un cadre aussi unique en Dordogne !
La ville peut en effet se montrer reconnaissante, car pour passer des obscurs troglodytes de la falaise, à la lumière de l’abbaye Saint-Pierre, et finalement donner vie à ce délicieux havre de paix, il a sûrement fallu déployer beaucoup d’efforts. Mais quel résultat !


Brantôme
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Brantôme
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« La plus ravissante et la plus féérique des petites villes du Périgord » n’hésitait pas à s’extasier l’académicien André Maurois. Quant à l’ancien président de la République Raymond Poincaré, sa petite phrase, lancée en 1913, demeure gravée dans toutes les mémoires : « Brantôme, la Venise du Périgord » !
La belle a-t-elle rougi de toutes ces flatteuses déclarations ? Peut-être, mais elle n’en était sûrement pas surprise, car une bonne fée lui avait déjà promis une radieuse destinée en ces termes : « Bien-aimés, cette cité que vous avez créée doit recevoir un nom digne de l’éternité, par l’eau et le rocher, je la nomme pour vous Brantôme et je vous le dis, prenez-en grand soin »…
Un don de beauté à peine déguisé, que les générations de Brantômois ont respecté, au canard près !
Ah, ces fameux canards colverts qui barbotent de partout ! Allez, prenons l’eau nous aussi, car nos sympathiques palmipèdes l’ont bien compris : depuis la Dronne, Brantôme est encore plus enchanteresse ! Et justement, à la belle saison, le « Drona » s’empresse de vous le prouver, au gré d’agréables croisières…
Depuis le canal, le silencieux bateau-promenade vous mène sous le remarquable pont coudé qui, depuis le XVIème siècle, relie l’abbaye au bucolique jardin des moines, où il fait si bon flâner, pique-niquer, ou méditer à l’abri des vastes reposoirs.
Plus loin, l’embarcation croise l’ancien moulin de l’abbaye, puis le pavillon Renaissance, avant de ralentir devant l’incontournable abbaye bénédictine, dont la longue et blanche façade n’en finit pas de se mirer dans les eaux calmes. Tout près, une fontaine, surmontée d’une sculpture, honore la mémoire de Pierre de Bourdeille, un illustre et truculent personnage, à la fois abbé commendataire et écrivain, qui devait aimer sa ville tout autant que ses délicates « Dames galantes », puisque pour signer ses écrits, il alla jusqu’à adopter « Brantôme » en guise d’alias. Une bien aimable attention !

Croisière de Brantôme
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Marché De Brantôme Frederic Tessier
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Le bateau poursuit vers le pont Notre-Dame, envahi chaque vendredi matin par les chatoyants étals du marché ancestral. Côté « île », de très beaux jardins ponctuent le parcours, ainsi que de nobles demeures aux faux airs de palais vénitiens. Quelques restes de remparts se dévoilent, rappelant que Brantôme fut une ville fortifiée au Moyen-Âge. Quant aux terrasses de cafés et de restaurants surplombant la rivière, elles n’invitent qu’à une chose : s’y prélasser en écoutant l’eau couler, et les canards cancaner, évidemment !
Sur le chemin du retour, après une petite incursion sur la Dronne plus sauvage, un nouvel arrêt devant l’éclatante abbaye permet d’en percevoir les « coulisses ». Derrière les élégants murs, la falaise est toute proche. Et elle a beaucoup à vous conter…














