© ERIC MARTIN

Château de Castelnau‑Bretenoux

le ténor de la Vallée de la Dordogne !

Le château de Castelnau-Bretenoux est un château fort français, situé sur la commune de Prudhomat, dans le département du Lot, en région Occitanie. Classée monument historique, cette colossale forteresse médiévale est l’une des plus visitées de la région.

Dans cette partie de la Vallée de la Dordogne lotoise si verdoyante, le château de Castelnau-Bretenoux a osé le rouge, et cela lui sied à merveille ! Au fil des siècles, sa couleur « guerrière » s’est bien adoucie, mais rien n’est jamais venu altérer son caractère unique…

Chateau De Castelnau BretenouxChateau De Castelnau BretenouxChateau De Castelnau Bretenoux

Le Castelnau-Bretenoux

un château qui aime être vu !

S’il vous prend l’envie de rôdailler du côté de Loubressac, ce que vous ne manquerez pas de faire, tant ce pittoresque village mérite absolument le détour, votre regard sera inévitablement attiré par la silhouette du château de Castelnau-Bretenoux qui se détache au loin. Impossible de louper cet impressionnant bastion médiéval qui, depuis bientôt 900 ans, fait tout pour qu’on le voit, de partout ! Et il y réussit plutôt bien !

Il est vrai que ses bâtisseurs du XIIème siècle, les puissants barons de Castelnau, ont été particulièrement inspirés en l’édifiant sur une butte de plus de 200 mètres de haut, dominant stratégiquement une Vallée de la Dordogne fertile, nourrie de trois autres rivières, la Cère, la Bave, et le Mamoul.

Ce qui saisit de prime abord, c’est son aspect massif, robuste, et autoritaire. En contrebas, son modeste bourg castral paraît bien sage !

Quant à sa couleur rouge exceptionnelle, variant selon la lumière, elle semble presque irréelle au milieu de tout le vert environnant. Et dire que cette étrangeté n’est due qu’à un heureux hasard géologique ! Un joli cadeau de Dame Nature, que les seigneurs de Castelnau ont sûrement dû apprécier, car il leur a permis d’élever une forteresse au caractère bien trempé, à leur image !

PRATIQUE

Castelnau – 46130 Prudhomat
+33 (0)5 65 10 98 00 – www.castelnau-bretenoux.fr

HORAIRE D’OUVERTURE

1er juillet au 31 août : 10h – 19h

Du 1er septembre au 30 avril : 10h – 12h30 / 14h00 – 17h30
Fermé le mardi

Dernier accès 60 mn avant la fermeture
Fermé le 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 décembre

TARIFS

Adulte : 8€ / -18 ans : Gratuit

Le guerrier du Quercy

Pensé pour protéger, Castelnau-Bretenoux est un chef-d’oeuvre d’art militaire, un véritable condensé de tous les procédés architecturaux défensifs du Moyen-Âge.

D’épais remparts extérieurs, des tours avec créneaux et mâchicoulis, du haut desquelles le panorama sur la Vallée de la Dordogne dans le Lot est exceptionnel, des chemins de ronde, des corps de logis et des enceintes basses, avec leurs casemates percées de meurtrières, d’archères et de canonnières, de profondes douves sèches… Il ne manque presque rien. Certes, quelques éléments ont disparu, comme la herse au niveau du châtelet d’entrée, ou le pont-levis, remplacé par un pont dormant. Mais le principal est là, produisant toujours son petit effet ! Ainsi, depuis le parking, en bas du village, l’édifice se pose déjà en colosse ! Et lorsque l’on finit par le rejoindre, après avoir emprunté quelques ruelles escarpées, on se sent vraiment intimidé !

Cette place forte au cœur du Quercy, à la limite entre le Limousin et l’Aquitaine, a pourtant payé de ses pierres sa position stratégique fortement convoitée. Mais elle a sa petite fierté, car, entre guerre de Cent Ans et guerres de Religion, elle est toujours restée fidèle au royaume de France, et n’a jamais cédé !

Malheureusement, tous les braves ont leurs failles, et après avoir livré de vaillants combats, Castelnau-Bretenoux a bien failli perdre le plus implacable, celui contre le temps ! Mais le destin lui a finalement octroyé une seconde vie, plus paisible. Et le comble pour cette guerrière nullement habituée à la fantaisie, c’est qu’il lui a fallu compter sur un ténor un peu fantasque et badin pour la sauver !

Sur un petit air d'opéra

Un sacré personnage que ce Jean Mouliérat ! Un enfant du pays, revenu sur ses terres, au terme d’une brillante carrière au sein de l’Opéra-comique. Son dernier rôle, c’est dans son château « coup de cœur », acquis en 1896, qu’il aspire désormais à le jouer, sous les vivats de ses amis du Tout-Paris de l’époque, comme Colette, Pierre Loti, ou Auguste Rodin. Et il se plaît à les recevoir de façon plutôt originale…

Mais avant le lever de rideau, il va s’atteler à soigner le décor qui, bien que grandiose, fait triste mine en cette fin du XIXème siècle.

Castelnau-Bretenoux a certes connu des embellissements et des aménagements, notamment au XVIIème siècle, mais toutes les périodes n’ont pas été aussi généreuses avec lui, jusqu’au terrible incendie de 1851…

Jean Mouliérat hérite donc d’une ruine. Mais il va mettre toute sa passion pour redonner de la couleur à sa tendre forteresse. Et qui sait, peut-être lui a-t-il chanté la sérénade, à la manière d’un galant troubadour, pour la faire rougir à nouveau ! En tout cas, nul doute qu’elle a dû se délecter de quelques grands airs de Verdi, Bizet, Mozart, ou Massenet. Et quand le très attendu festival d’art lyrique de Saint-Céré retentit chaque été, c’est forcément avec bonheur que la belle, devenue mélomane, offre son cadre exceptionnel à quelques magiques représentations, avec vue imprenable sur la Vallée de la Dordogne…

L'art de l'éclectisme

Si, vue de l’extérieur, la bâtisse affiche toujours une ligne austère, à l’intérieur, point d’ambiance lourde et guerrière, pas même de salle d’arme garnie d’armures, d’arquebuses, d’arbalètes, et autres bombardes.

Sitôt passée la porte du logis, c’est une atmosphère beaucoup plus légère qui vous attend, quoiqu’un brin chargée, et plutôt surprenante, mais qui n’a plus rien de moyenâgeux. L’œuvre de Jean Mouliérat !

Au XIXème, le thème décoratif de l’éclectisme est très en vogue, et le pétillant ténor y adhère volontiers, au point de complètement bousculer les codes de sa demeure ! Ce « chineur » avant l’heure va ainsi se régaler à réaménager les pièces de Castelnau-Bretenoux, en les peuplant de meubles et bibelots très hétéroclites, mais toujours de grande valeur. Tous les styles et les époques se côtoient, sans logique, juste celle de Jean Mouliérat, qui, en faisant don de son château à l’État en 1932, souhaite que son « œuvre » perdure dans le temps…

Évidemment, croiser un authentique vitrail de la cathédrale de Quimper, ainsi qu’un gigantesque retable catalan du XVème siècle, dans une salle à manger, que l’on prendrait, du coup, pour une chapelle, peut décontenancer. Surtout dans un château médiéval, dont l’architecture assez unique est elle-même parfois déroutante, tant les ajouts ont été nombreux. D’où la vive recommandation de commencer votre visite par l’espace médiation, situé à l’entrée du château, et qui vous procurera toutes les clefs pour « comprendre ».

Il ne restera plus qu’à vous laisser agréablement surprendre par Castelnau-Bretenoux, un château résolument original, au cœur d’une Vallée de la Dordogne qui, elle non plus, ne se lasse pas de collectionner les perles rares…

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