Le Grand Couvent de GramatLe Grand Couvent de Gramat
©Le Grand Couvent de Gramat|Mélanie Petit
Une étonnante nuit

Le Grand Couvent de Gramat

Hébergement dans un lieu religieux

Christophe Charbogne

« Chez nous, la personne humaine est la plus précieuse des richesses »

Photo Christophe Charbogne Grand Couvent Gramat Melanie PetitPhoto Christophe Charbogne Grand Couvent Gramat Melanie Petit
©Photo Christophe Charbogne Grand Couvent Gramat Melanie Petit|Mélanie Petit

Christophe Charbogne est directeur du Grand Couvent de Gramat. Originaire de Reims, il s’installe dans le Lot en 2016, où il dirige un hôtel à Cajarc – le long du chemin de Saint-Jacques – avant de rejoindre la Vallée de la Dordogne, début 2024. “Je faisais déjà de l’accueil de pèlerins en Champagne-Ardenne, j’ai suivi ce fil conducteur qu’est le GR”. Fondé il y a 190 ans par le Père Bonhomme, natif du Quercy, le couvent abrite la Congrégation Notre-Dame de Calvaire. À la fois hospice et école, il se voulait être un lieu d’accueil pour les populations, luttant contre la pauvreté par l’éducation. Il est aujourd’hui un hébergement de grande capacité où vivent toujours les sœurs. Ouvert à l’année, il se compose d’un gîte, “l’Oustal”, et d’un hôtel 3*, dont 14 chambres sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. Il accueille surtout des groupes, français et étrangers : scolaires, religieux, randonneurs, cavaliers et cyclistes. À cela s’ajoute une activité événementielle soutenue : regroupements privés ou associatifs, séminaires d’entreprises.

Notre politique RSE se met doucement en place.

Et cela commence avec des cuisines approvisionnées en produits locaux – via “Mangez Lotois”. “Nous privilégions le circuit court”. En parallèle, les sœurs produisent sur place lavandins et confitures avec les fruits du vergers. Une dizaine de ruches est sur le point d’être installée dans le parc, en lien avec Olivier Leseurre, apiculteur à Caniac-du-Causse.

Depuis septembre 2023, la totalité des bâtiments est chauffée par une chaudière biomasse en bois déchiqueté. Un engagement en faveur du 0 déchet, pour la revalorisation des scieries lotoises. “Nous avons déjà réalisé une économie de 80 000 litres de fioul”. Des panneaux solaires ont été installés sur le toit. La production d’électricité est autoconsommée, ou redistribuée dans le circuit ENGIE. L’isolation, neuve après restauration des bâtiments en plusieurs tranches, vient renforcer cette excellence en matière d’écologie. Tous les produits d’entretien sont désormais labellisés Ecocert, sans produit de synthèse.

Même les molécules aromatiques sont issues d’huiles essentielles.

Les centrales de dilution ont permis d’arrêter toute manipulation à la main, et d’éviter la surconsommation. Le parc de 10 ha, ouvert à tous sur une boucle d’1 km, est situé en zone 0 phyto. Labellisé “Valeurs Parc”, sa gestion est pensée en lien avec le cahier des charges du PNR des Causses du Quercy. Le désherbage est mécanique, avec de l’éco-pâturage. Du côté des ressources humaines, un CSE a été créé. “Nous travaillons pour une association sous tutelle des sœurs. La pression du chiffre n’est pas la même”. Les employés sont accompagnés à la formation : 100% d’entre eux sont, par exemple, habilités aux premiers secours.

Chez nous la personne humaine est la plus précieuse des richesses.

En projets : un travail avec l’association Cyclo Club de Gramat pour devenir base VTT, et les Happy Sundays, une expérience gastronomique à la découverte des menus monastiques d’antan.

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