Le patrimoine et les trésors cachés d'Autoire

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Sur la placette au centre du village, trône une fontaine ornée de dauphins de bronze. Elle date de 1860 et a été érigée grâce à une souscription publique. Le motif du dauphin était un élément décoratif très prisé depuis la Renaissance, souvent associé à la présence de l’eau.

Le château seigneurial des Peyrusse de Banze, bâti au XIIIe siècle sur l’emplacement de l’ancien Castrum et remanié après la guerre de Cent Ans, fut converti, et quelque peu dénaturé, au XIXe siècle en mairie-école. Il abrite maintenant la salle des fêtes. On peut encore voir sur la façade principale de belles ouvertures en arc brisé ou à croisées de meneaux, et une curieuse échauguette.

Dans la rue principale, une suite de maisons médiévales datent pour la plupart d’après la guerre de Cent ans. Elles sont construites en pans de bois et en encorbellement (étage avançant sur la rue reposant sur des corbeaux de bois). Le rez-de-chaussée était très souvent destiné au commerce et à l’artisanat, d’où les grandes ouvertures donnant sur la rue.

L’église Saint-Pierre et Saint-Paul, au centre du village fortifié, fut reconstruite fin XIe début XIIe siècle, suite à la donation faite à l’évêché de Cahors par les seigneurs de Banze. Elle fut fortifiée vers la fin de la guerre de Cent-ans, et le clocher fut surélevé. Coiffé d’une coupole, l’édifice roman présente un important décor sculpté. On peut voir au-dessus de l’entrée principale une esquisse du blason de la famille de Banze et une croix du Languedoc, symbole du comté de Toulouse.

Le Manoir de Colomb (privé) date vraisemblablement de la fin du XVIIe siècle. Toiture à la Mansart, lucarnes à fronton triangulaire et épis à boules affirment la richesse des propriétaires. Parmi les personnalités qui ont vécus dans ce manoir, le Chevalier de Colomb, garde du corps du roi Louis XVI en 1777, et son fils le Général Louis de Colomb, qui combattit l’armée prussienne et contribua à faire connaître l’Afrique du Nord. Il fut honoré après sa mort par la désignation d’une ville en Algérie, Colomb-Béchar. 

La petite histoire dit que l’on doit la création du « Malakoff », dessert emblématique d’Autoire, à l’aide de camp du Général Colomb lors de la prise de la citadelle du même nom en 1855, pendant la bataille de Crimée. Le Malakoff d’Autoire est une île flottante dont les blancs en neige sont cuits par du caramel versé dessus (l’aide de camp n’avait plus de lait pour les cuire….), ce qui donne des blancs moelleux, légèrement sucrés avec une pointe d’amertume et la couleur du caramel.

Le Château de Limargue (privé). Simple demeure au départ, il a fait l’objet d’ajouts lorsque le sieur Lafon fut fait Chevalier par le roi Charles VIII, et obtint ainsi le droit de construire tours et mâchicoulis. La porte au bas de la tour est ornée d’un arc torique sculpté en accolade, typique de la fin du XVe siècle. La seconde tour, plus imposante, servait de tour de défense.

Le Manoir Laroque-Delprat (privé). Propriété d‘une famille de bourgeois depuis 1605 (juges, notaires, avocats…), il présente toutes les caractéristiques du XVIIe siècle : plan en L articulé autour d’une cage d’escalier, grandes fenêtres, lucarnes à fronton surmontées de boules. Sa particularité réside dans un plafond plat peint, inscrit récemment à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Le Château de Busqueilles (privé). Edifice du XVIIe siècle, la bâtisse a été remaniée et mise au goût du jour fin XVIIIe. Très joli pigeonnier avec couverture en lauzes, caractéristique du Haut Quercy.

La Chapelle Saint-Roch. Couverte d’une voute en berceau brisé et lauzes calcaires, elle est ornée de peintures murales du XVe siècle, très dégradées. Saint-Roch était le patron des pestiférés, et au début du XXe siècle on venait ici bénir les troupeaux.

Rive gauche

Après le pont, grande demeure  médiévale sur la gauche, et en continuant le lavoir Taillefer puis le Château Roque-Maynard (privé) seul château édifié sur la rive gauche du ruisseau d’Autoire. Belle demeure à poivrière, elle a appartenu au poète François Maynard (1582 – 1646) qui s’y réfugia pendant l’épidémie de peste qui ravagea la région.

En poursuivant on arrive au lieu-dit « Segonzac » ou une statue de la Vierge et l’Enfant « Notre Dame des Champs » fut installée en 1896 par une mission chargée de restaurer la pratique religieuse de la paroisse. Elle a aussi pour vocation de protéger les vignes, victimes de maladies au cours du XIXe siècle, et dont tous les coteaux d’Autoire étaient couverts.

En continuant on arrive au chemin de la cascade.

L’Autoire est un ruisseau qui prend sa source à 372 m d’altitude et s’appelle alors le ruisseau de Lavaur pour devenir ensuite le ruisseau de Goutal, avant de chuter de plus de 30 m de haut au cirque d’Autoire. Il devient alors le ruisseau d’Autoire, traverse le village et rejoint la Bave à 136 m d’altitude. Tout ceci en 9,7 km. 

Pour admirer la cascade de face et son impressionnante chute, rendez-vous au point de vue de Siran. De là vous pouvez rejoindre la Roque d’Autoire ou « Château des Anglais ».

La Roque d’Autoire, forteresse semi-troglodytique adossée à la paroi calcaire avec laquelle elle se confond, domine de plus de 50 m la vallée d’Autoire. Dispositif défensif et lieu de refuge occasionnel plus que véritable habitation, elle est établie sur un léger replat protégé par un surplomb du rocher. Bâtie au début du XIIIe siècle par le baron de Gramat Hugues de Castelnau, elle passe ensuite aux mains des anglais et sert de repaire aux routiers pendant la guerre de Cent-ans.
Au cours de la seconde moitié du XVe siècle, les seigneurs d’Autoire y ajoutent une haute tour à mâchicoulis, avant que les protestants ne s’en emparent pendant les guerres de Religion. A la grande époque du château, l’ensemble fortifié présentait une façade de plus de 200 m de long, trois niveaux et quatre tours (actuellement 28 m de long sur 2 m de large au plus).
Des vestiges de maçonnerie épars démontrent que le système défensif était étendu aux abords de la forteresse et qu’on pouvait certainement y vivre en autarcie en cas d’attaque, en sécurité dans ce site dominant et inaccessible. A l’abandon et à l’état de ruines, le site a connu une campagne de restauration en 2013.