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Figeac

Si les hiéroglyphes m'étaient contés

Figeac est une commune du sud-ouest de la France, située sur les rives de la rivière Célé, dans le département du Lot, en région Occitanie. Classée « ville d’art et d’histoire », membre de l’association Sites & Cités remarquables de France, cette ancienne ville marchande du Moyen Âge, étape sur le chemin de Compostelle, est renommée pour son remarquable patrimoine, et son étonnant musée Champollion.

Bienvenue à Figeac !

Au cœur du Quercy, Figeac la médiévale vous convie à un voyage dans le temps bien plus lointain et inattendu que vous ne pourriez l’imaginer. Et n’allez surtout pas croire qu’il soit encore question de Préhistoire. Non, cette fois-ci, point de grotte ornée, ou d’art pariétal, mais un improbable détour par l’Égypte ancienne, une plongée dans le mystère des hiéroglyphes, et la découverte de la fascinante histoire des écritures du monde. Insolite ? Forcément, mais tellement passionnant ! Et ce n’est là qu’un petit aperçu de la singulière personnalité de Figeac, fidèle à ses traditions, et surprenante par petites touches…

Le marché de Figeac

une appétissante entrée en matière

Puisque nous parlons de traditions, il en est une dont tout bon Figeacois qui se respecte raffole. Eh oui, ici, ce n’est un secret pour personne, on aime cuisiner et très bien manger ! Mais à une condition : pouvoir compter sur d’excellents produits, aux couleurs du terroir lotois. Et ça, c’est l’affaire du marché du samedi matin !

C’est une véritable institution qui déploie ses étals colorés entre les places Vival, Barthal, Champollion, et la halle de la place Carnot. Et elle ne badine pas avec la qualité ! Melons sucrés du Quercy, agneau fermier, légumes et fruits de saison tout frais cueillis, cabécous, croustillant « Pastis », mémorable « pompe à huile » (pour les estomacs bien exercés !), sans oublier les noix, le safran, et les vins de Cahors… Tout est local, « made in Lot », et si possible, « made in Figeac » ou presque ! Attention, les habitués ont l’œil ! Alors ne ratez surtout pas ce savoureux rendez-vous, où la convivialité a également la cote…

Du coup, provisions faites, vous resterez bien encore un moment ? Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas imiter les locaux, en prenant un petit crème, confortablement installé à la terrasse du « Champo », l’affectueux surnom donné à une autre institution, le café Champollion, où le tout Figeac se retrouve ? D’autant qu’il suffit souvent d’un sourire pour que la conversation s’engage, de quoi peut-être en savoir plus sur ce drôle de mystère qui entoure la ville…

L'affaire Champollion !

Un obélisque situé sur les bords du Célé, à deux pas d’une ancienne abbaye clunisienne, des hiéroglyphes et autres écritures énigmatiques s’affichant sur une délicate façade du XIIIème siècle, une immense pierre de Rosette baignant dans un décor ouvertement moyenâgeux, et ce fameux nom de Champollion qui revient en boucle, baptisant ici une impasse, là un lycée, un commerce, et bien sûr un café ! Avouez que pour une petite ville de la campagne lotoise qui n’a rien d’exotique, il n’est pas banal d’accumuler autant d’allusions à l’Égypte ancienne. Et si l’histoire de Figeac lui reconnait bien une origine gallo-romaine, et peut-être une légende qui remontrait à Pépin le Bref, rien ne la rattache à un quelconque roi égyptien ! Le Nil est bien loin, et ici, on lui préfère nettement le cadre bucolique des vallées du Célé et du Lot…

Toutefois, quand il s’agit de faire honneur à un enfant du pays qui l’a rendue immensément fière, la belle cité est prête à chambouler ses habitudes, jusqu’à se donner des faux airs pharaoniques. Ainsi, pour Champollion, son petit prodige devenu pour la postérité le déchiffreur des hiéroglyphes, Figeac n’a pas hésité à multiplier les bienveillants témoignages, comme dans son cœur médiéval. Sur la discrète place des Écritures, c’est une gigantesque reproduction contemporaine de l’antique pierre de Rosette qui vient subtilement vous interpeller, tandis que sur l’ancienne place des Châtaignes, forcément renommée Champollion, c’est la maison natale du grand homme qui crée l’évènement. Transformée en musée des Écriture du Monde, sa lumineuse façade aux mille lettres pique naturellement l’intérêt. Quant à l’intérieur, n’hésitez pas à en pousser les portes, car c’est un voyage insoupçonné qui vous y attend, et que vous terminerez magistralement, en surplombant le dédale de ruelles et minuscules passages qui souligne la vieille ville. De là, vous n’aurez qu’une envie : poursuivre votre découverte…

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Figeac en mode exploration douce

Pour préparer votre visite, vous pourriez commencer par vous rendre place Vival, à l’office de tourisme, qui est déjà à lui seul un monument, puisqu’il siège dans l’ancien hôtel de la Monnaie, datant du XIIIème siècle. Dès lors, de multiples choix s’offrent à vous, allant de la déambulation avec plan, à la promenade tranquille en petit train touristique, en passant par la découverte auprès d’un guide, voire d’un greeter, si vous aimez sortir des sentiers battus…

Figeac se prête à toutes les expériences, et elle n’impose pas vraiment de circuit préétabli. Son charme, c’est justement cet imprévu qui peut surgir n’importe où. Ici, une place cernée de magnifiques maisons à pans de bois. Là, d’autres augustes demeures aux façades de grès clair, parsemées de décors sculptés, percées d’arcades, et surmontées de « soleilhos», ces greniers ouverts sous les toits, typiques de Figeac. Un peu plus loin, des petits bijoux architecturaux que l’on devine, comme l’ancien château du Viguier du Roy, devenu un hôtel. Évidemment, il y a aussi les incontournables que l’on voit de loin, comme l’abbatiale Saint-Sauveur, le phare des pèlerins en route vers Compostelle, qui au IXème siècle fut à l’origine de la naissance de la ville. Enfin, il y a tous ces petits bonus, comme la vénérable maison du Griffon et la commanderie des Templiers, mais aussi les bords du Célé, ou encore le musée Paulin Ratier, pensé en hommage à cet ébéniste figeacois, devenu le roi de l’hélice d’avion !

Et puis, comme à l’instar de sa grande sœur Cahors, Figeac aime qu’on l’embrasse du regard depuis ses hauteurs, alors nous vous convions à rejoindre l’église Notre-Dame du Puy, qui n’est autre que la plus ancienne paroisse de la ville. Le panorama qu’elle dévoile depuis ses terrasses vaut absolument le détour. Posez-vous, regardez au loin vers les collines, et laissez-vous bercer par cette légende qui voudrait que la vierge soit apparue à cet endroit, un glacial jour d’hiver, et qu’elle y ait fait miraculeusement fleurir un magnifique rosier… Un heureux présage qui a manifestement porté chance à la belle cité lotoise.

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