Quand on se promène dans les ruelles de Sousceyrac-en-Quercy, difficile de ne pas sentir le poids des siècles qui ont façonné ce village de caractère du nord du Lot. Situé sur un axe de passage majeur entre le Cantal et la Vallée de la Dordogne, Sousceyrac occupe depuis l’Antiquité une position stratégique. Son nom, marqué par le suffixe « ac » hérité du latin acum, nous ramène à l’époque gallo-romaine, lorsque de grandes demeures rurales structuraient déjà le territoire. Des vestiges – fragments de colonnes, corniches sculptées, monnaies romaines – en témoignent encore aujourd’hui.
Au fil du Moyen Âge, le bourg se fortifie. On pénétrait autrefois dans la cité par deux portes, Notre-Dame et Saint-Antoine, reliées par la rue du Carreyrat, toujours bordée de remarquables maisons des XVe, XVIe et XVIIe siècles. Une promenade ici, c’est marcher dans les pas de celles et ceux qui ont animé ces lieux pendant des générations.
Depuis 2016, Sousceyrac-en-Quercy est une Commune Nouvelle, réunissant plusieurs villages aux identités complémentaires. Cette union dessine un territoire vivant et cohérent, mêlant patrimoine bâti, paysages du Ségala, forêts, pâturages et savoir-faire ruraux. Un héritage façonné au XVIIIe siècle avec le défrichement des terres et l’essor des foires et marchés, qui ont durablement marqué la vie locale.
Au début du XXe siècle, le village gagne une notoriété inattendue grâce au roman Le Déjeuner de Sousceyrac, publié en 1931 par Pierre Benoit. Un clin d’œil littéraire toujours bien vivant, puisque le restaurant du village porte encore aujourd’hui le nom de cette œuvre, rappelant combien Sousceyrac continue d’inspirer ceux qui le découvrent.
















































