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Gabare d'Argentat-sur-Dordogne

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Nicolas Barbarin - Atelier Castanea

L’EAU-DYSSÉE

2 jours et 1 nuit au fil de la Dordogne

Entre les reliefs boisés de la Haute Vallée et les villages installés au bord de l’eau, on suit pendant deux jours le rythme de la Dordogne. On la découvre d’abord à Argentat, avant de la parcourir en gabare ou en canoë, de faire halte sur une plage de galets et de l’observer au soleil couchant depuis une cabane perchée dans les arbres.

Ce séjour en harmonie avec la nature, est une expérience à vivre en juin, début juillet ou au début du mois de septembre, lorsque les journées sont paisibles et baignées de soleil.

En arrivant en voiture à Argentat-sur-Dordogne, on remarque d’abord ses toits pentus en ardoise qui se fondent dans le vert omniprésent des forêts alentours. Ancien port de gabares, Argentat marque la transition entre la Haute Dordogne et la vallée plus ouverte. Ici, la rivière reste sauvage, bordée de forêts et de routes qui suivent les courbes du relief.

Jour 1

Argentat-sur-Dordogne

La carte postale

Après avoir garé la voiture, l’aventure commence au bord de la Dordogne, sur les quais d’Argentat. Les maisons anciennes arborent des balcons en bois couverts de fleurs qui se reflètent dans la rivière.

Sur les quais pavés de galets, les terrasses s’étirent paisiblement au bord de l’eau. On s’arrête un moment pour prendre un café et profiter de la vue avant de partir explorer une étonnante réserve naturelle.

Réserve Départementale de Biodiversité

À quelques pas du centre-ville, une ancienne gravière a progressivement laissé place à un espace où la nature a repris ses droits. Après plusieurs années de réaménagement, la Réserve Départementale de Biodiversité se visite aujourd’hui au fil de passerelles en bois installées au-dessus de l’eau et des zones humides.

On avance lentement, attentif aux mouvements dans les roseaux, aux oiseaux qui traversent les berges ou se posent plus loin. Fauvette à tête noire, guifette moustac, hirondelle de rivage : le site est devenu un refuge pour de nombreuses espèces.

Le parcours reste volontairement discret. Le mobilier d’interprétation s’intègre dans le paysage et une application mobile permet également d’en apprendre davantage sur cet Espace Naturel Sensible au fil de la promenade.

Les gorges de la Dordogne et le barrage du Chastang

Pour le déjeuner, l’Auberge des Gabariers accueille les voyageurs au bord de l’eau, avec ses volets rouges et sa terrasse ombragée tournée vers la rivière. Une halte simple aux saveurs locales avant de prendre la route en amont vers les gorges de la Dordogne.

Les forêts profondes de la Xaintrie couvrent les reliefs et la vallée se resserre autour du barrage du Chastang.

Construit au début des années 1950, cet ouvrage hydroélectrique fait partie du quotidien de la vallée depuis plusieurs générations. Il produit l’équivalent de la consommation électrique de près de 200 000 habitants tout en régulant le débit de la Dordogne, essentiel pour la pêche et les activités nautiques.

La visite permet de découvrir l’intérieur du barrage et ses mécanismes impressionnants avant de rejoindre l’Espace EDF Odyssélec, un parcours consacré à l’histoire du site et à la production d’énergie renouvelable.

Balade théâtrale en gabare

En fin de journée, on embarque sur la rivière pour suivre un autre épisode de l’histoire locale en remontant les gorges de la Dordogne, au rythme lent de la navigation.

À Hautefage, une gabare traditionnelle attend au bord de l’eau. Pendant une heure, on voyage dans le temps en compagnie d’un comédien qui raconte la vie des gabariers, ces bateliers qui naviguaient autrefois sur la Dordogne avec leurs embarcations à fond plat, transportant bois, sel ou vin au fil du courant.

Nuit

Instants suspendus, au plus proche de la nature

La route continue ensuite jusqu’à Hêtre sous le Charme, des cabanes en bois suspendues en totale harmonie avec la nature, au cœur d’un parc de huit hectares.

Avant d’arriver aux hébergements, un arrêt au point de vue du Roc Castel permet de contempler la Dordogne et les forêts qui l’entourent. Puis le chemin s’enfonce dans les bois jusqu’aux cabanes et tentes transparentes perchées dans les arbres.

Que l’on choisisse une cabane suspendue ou une tente nichée au milieu des chênes, ici tout rapproche de la nature. Depuis les hébergements, le regard traverse le feuillage jusqu’à la Dordogne en contrebas. On se sent bercé par le vent dans les arbres, le chant des oiseaux et la rivière qui coule dans la vallée.

Dans la cabane Saules au Monde, le panorama s’ouvre en grand format sur la forêt et la Dordogne. La vue accompagne chaque moment, du lit à la terrasse et même jusqu’à la baignoire.

Le dîner se prend sur place autour d’un menu préparé à partir de produits du terroir et de spécialités locales, avant une soirée de véritable déconnexion, loin du bruit et du rythme quotidien.

Jour 2

Larguez les amarres !

Descente en canoë

Le matin commence doucement. Le petit-déjeuner est livré dans un panier que l’on hisse jusqu’à la cabane à l’aide d’une corde. On se sent ressourcé et prêt à repartir, direction Monceaux-sur-Dordogne.

Les canoës de Safaraid s’alignent sur la berge. La descente est prévue jusqu’à Beaulieu-sur-Dordogne, à environ 18 kilomètres en aval, et traverse l’une des parties les plus sauvages de la Dordogne corrézienne.

La rivière alterne entre passages calmes, plages de galets et petits rapides accessibles, comme celui du Battut. Les collines boisées accompagnent toute la descente et les rares maisons semblent disparaître dans le paysage.

On s’arrête facilement pour pique-niquer au bord de l’eau ou pour se baigner lorsque le courant ralentit.

Étape à Beaulieu-sur-Dordogne

L’arrivée à Beaulieu-sur-Dordogne marque un changement d’ambiance plus animé. La plage est à quelques pas des ruelles et façades médiévales de ce village classé parmi Les Plus Beaux Villages de France.

On peut prolonger l’après-midi avec un déjeuner ou une boisson à proximité de la rivière, à L’Eau Posée ou au foodtruck Pilea Dolce installé directement sur la plage.

On part ensuite flâner dans Beaulieu-sur-Dordogne, entre les maisons à colombages, les petites places animées, les terrasses ensoleillées et un patrimoine remarquable, comme l’abbatiale Saint-Pierre ou la chapelle des Pénitents au bord de l’eau.

À 18 heures, la navette ramène les voyageurs jusqu’à Monceaux-sur-Dordogne, après une journée entière portée par le rythme de la rivière.

Parcours et informations

Jour 1

Jour 2