J'irai chercher mon Rocamadour - De Bouffe et d'Air Frais
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J'irai chercher mon Rocamadour - De Bouffe et d'Air Frais

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Gretel England

3 jours d'aventure sans voiture en Vallée de la Dordogne

J'irai chercher mon Rocamadour

Trois copains, un fromage et une sacrée envie d'ailleurs !

Et si on partait à la recherche du célèbre Rocamadour… sans voiture ? Pendant trois jours, j’embarque Florian, Bixent et Clément dans une aventure au fil de la Vallée de la Dordogne, où l’on prend le temps de parcourir le territoire autrement ! À vélo, en bus et en canoë, on emprunte les chemins de traverse, on pousse la porte des producteurs locaux, on goûte aux spécialités du coin et on se laisse surprendre par les paysages et les rencontres !

Revivez notre aventure bas-carbone en Vallée de la Dordogne !

Embarquez avec nous pour une aventure bas-carbone à la découverte du Rocamadour AOP, de ses producteurs et des belles rencontres qui font le sel de la Vallée de la Dordogne.

Regardez la vidéo et revivez cette belle aventure avec nous ! 

"J’irai chercher mon Rocamadour” - Séjour bas carbone en Vallée de la Dordogne
"J’irai chercher mon Rocamadour” - Séjour bas carbone en Vallée de la Dordogne

En route vers Rocamadour...

Le voyage fait aussi partie de l’aventure !

Notre mission ? Trouver le fameux Rocamadour, bien sûr ! Mais pas question de prendre le chemin le plus direct. Avant de rejoindre notre Graal gourmand, on explore les villages de la vallée, on partage de bons repas et on profite de la Dordogne au fil de l’eau. Parce qu’au fond, le plus beau dans cette aventure sans voiture, ce n’est pas seulement la destination : c’est tout ce qu’on découvre en chemin !

Envie de suivre nos traces ? Voici notre itinéraire jour par jour, avec les distances, les villages étapes et nos bonnes adresses pour vous lancer à votre tour dans l’aventure !

LE PROGRAMME JOUR PAR JOUR

JOUR 1
Distance à vélo : environ 15 km
Itinéraire : Souillac → Mayrac → Meyronne → Creysse

Les étapes gourmandes et les bonnes adresses :

  • La Bicicleta Ravito, à Souillac : le point de départ pour récupérer les vélos et préparer l’aventure.
  • Cass’Dale, à Mayrac : une boutique de producteurs pour faire le plein de saveurs locales.
  • La Boulangette, à Meyronne : une pause déjeuner originale avec son pain et ses produits faits maison, à récupérer directement à la fenêtre.
  • La Bicicleta Camp, à Creysse : une nuit insolite en cabane toute équipée pour se reposer au grand air, sous un ciel étoilé.

JOUR 2
Distance à vélo : 15 km 
Itinéraire : Creysse → Pinsac → Souillac → Rocamadour (Souillac > L’Hospitalet, en bus liO)

Les bonnes adresses :

  • Le château de la Treyne : un majestueux château surplombant la Dordogne
  • Brasserie Solide Comme le Roc, à Rocamadour : une rencontre autour des bières artisanales locales.
  • Ferme Lacoste, au Hameau des Alix : découverte du savoir-faire autour du célèbre fromage Rocamadour AOP.
  • Ferme de Merle, à Rocamadour : une halte pour en apprendre davantage sur la noix et sa production.
  • L’Estanquet, à L’Hospitalet : une adresse conviviale pour terminer la journée autour d’un bon repas.
  • Camping Les Campagnes, à Rocamadour : un camping familial situé seulement à 800 mètres de la cité de Rocamadour.

JOUR 3
Distance en canoë : environ 18 km, soit 3 h 30 de navigation

Itinéraire : Rocamadour (L’Hospitalet) → Saint-Sozy en bus liO → descente de la Dordogne en canoë → secteur du pont de Lanzac → gare de Souillac à pied.

Les bonnes adresses :

Trois jours, des kilomètres à vélo, des rencontres qui font du bien, des spécialités à goûter et une rivière à explorer : le programme parfait pour découvrir la Vallée de la Dordogne autrement !

UNE DROLE DE QUÊTE !

Tout commence un vendredi soir à Toulouse. Trois copains, un match du TFC, un réfrigérateur désespérément vide et une envie soudaine de Rocamadour ! Mais pas question de filer au supermarché du coin. Cette fois, Florian, Bixent et Clément ont une idée un peu folle : aller chercher leur fromage directement chez le producteur ! 

Le lendemain matin, les voilà dans le train, direction la Vallée de la Dordogne. Leur mission ? Rejoindre Rocamadour sans voiture, découvrir les secrets de ce petit fromage de chèvre et rencontrer ceux qui le fabriquent. Trois jours pour relever le défi, avec quelques vélos, un bus, un canoë et, surtout, une bonne dose de débrouillardise !

De mon côté, je ne me doute pas encore que cette drôle de quête va nous offrir trois jours de rencontres, de découvertes et de partage. Mais avant de vous raconter la suite, laissez-moi vous présenter nos trois aventuriers !

Pour ce périple, on retrouve Florian, Bixent et Clément, trois copains qui n’ont pas besoin de grand-chose pour se lancer dans une nouvelle aventure ! Florian, c’est le trublion de l’équipe, avec son accent chantant du Sud-Ouest, toujours partant pour découvrir une nouvelle adresse et goûter aux spécialités du coin. Bixent, épicurieux dans l’âme, apporte sa bonne humeur et ses blagues à toutes les phrases. Quant à Clément, il se charge d’immortaliser leurs péripéties, caméra à la main : un vrai Spielberg du dimanche !

Le Rocamadour

Petit fromage, grande histoire !

Petit par la taille, grand par le caractère, le Rocamadour est un fromage de chèvre au lait cru, originaire du Quercy et protégé par une AOP (Appellation d’Origine Protégée). À peine 35 grammes pour 6 centimètres de diamètre : un petit palet qui concentre toute la richesse du terroir lotois. Sous sa fine croûte, sa pâte fondante et crémeuse dévoile de délicates notes de crème et de noisette. Frais ou plus affiné, il révèle des saveurs qui évoluent au fil du temps. Issu d’un savoir-faire traditionnel, il est aujourd’hui l’une des grandes signatures gastronomiques de la Vallée de la Dordogne. Un petit fromage qui a tout d’un grand et surtout un incontournable pour les amateurs de fromage !

SAMEDI 25 JUILLET

JOUR 1

9H20 : ARRIVÉE À SOUILLAC, PORTE D’ENTRÉE DE LA VALLÉE DE LA DORDOGNE

Après leur trajet en train, les trois aventuriers débarquent enfin à Souillac, les yeux un peu fatigués, les sacs sur le dos et Rocamadour en tête ! Première idée pour rejoindre leur destination : le stop, évidemment ! Avec leur plus belle pancarte affichant fièrement « Rocamadour », ils tendent le pouce pour tenter d’interpeller les automobilistes de passage. Mais ce matin-là, la chance n’est pas vraiment au rendez-vous. Les voitures défilent sans s’arrêter.

Pas question pour autant de baisser les bras ! Ils décident de changer leur fusil d’épaule et de rejoindre le centre-ville de Souillac à pied, en passant par l’Office de Tourisme pour récupérer un plan du territoire. Une fois leur carte en main, ils s’installent en terrasse autour d’un bon café pour réfléchir à la suite du programme.

Ce samedi matin, de mon côté, je m’accorde justement un petit café en terrasse avant d’enfourcher mon vélo pour partir en balade dans la Vallée de la Dordogne. C’est là que mon regard se pose sur trois garçons installés non loin de moi. Penchés sur leur carte, ils ont l’air un peu perdus et semblent chercher comment rejoindre leur destination.

Intriguée, je finis par me manifester. Quelques mots suffisent pour engager la conversation et je découvre leur drôle de projet : rejoindre Rocamadour sans voiture pour aller dénicher le fameux fromage directement chez le producteur !

Leur histoire me fait tout de suite sourire. Il faut quand même une bonne dose d’envie et un petit grain de folie pour se lancer dans une telle aventure ! Mais je trouve leur démarche plutôt chouette. Plutôt que d’acheter simplement un fromage, ils ont envie de rencontrer ceux qui le fabriquent, de découvrir leur savoir-faire et de comprendre ce qui se cache derrière ce petit trésor du Quercy.

Au fil de la conversation, je leur parle de la vallée, de ses petites routes sinueuses et de ses bonnes adresses. Et là, une idée me vient : puisque je m’apprête justement à partir à vélo, pourquoi ne pas leur proposer de m’accompagner ? Après tout, je connais bien le coin et je pourrais devenir leur boussole locale pour les guider vers quelques pépites du territoire. De quoi donner un joli coup de pouce à leur quête du Rocamadour !

Florian, Bixent et Clément se montrent tout de suite partants, sans la moindre hésitation ! Je ne sais pas encore tout ce qui nous attend, mais je sens déjà que nous allons partager de beaux moments ! Alors, c’est décidé, nous partons ensemble : c’est ici que la vraie aventure commence !

PREMIÈRE ÉTAPE : LA BICICLETA RAVITO, LE QG DES AMOUREUX DU VÉLO

Avant de prendre la route, on fait un arrêt chez La Bicicleta Ravito, à Souillac, où Romuald nous accueille avec le sourire. Ici, le vélo est bien plus qu’un moyen de transport : c’est tout un art de vivre !

Location, atelier vélo et hébergement. On trouve de quoi préparer son escapade, réparer sa monture et reprendre des forces avant de repartir. Romuald connaît lui aussi le territoire sur le bout des doigts et partage volontiers tous ses conseils pour découvrir la vallée autrement. Son conseil du jour ? Partir en gravel pour profiter des petites routes, des chemins et des paysages, au rythme des pédales.

Je suis ravie de pouvoir compter sur lui pour nous aider à préparer notre périple. Avec ses conseils et mes bonnes adresses, je suis fin prête à embarquer les garçons dans mon aventure et à leur faire découvrir la Vallée de la Dordogne autrement. Leur objectif, lui, ne change pas : trouver le célèbre Rocamadour !

Mais attention, pas question de prendre le chemin le plus direct ! Ce serait trop facile. Avant de rejoindre ce village emblématique, j’ai bien l’intention de leur faire découvrir tout ce qui fait le charme de la vallée. On va prendre les chemins de traverse, s’arrêter là où la curiosité nous mène, pousser la porte de petites adresses, rencontrer ceux qui font vivre le territoire et se laisser surprendre par les trésors qui se cachent en chemin. Le Rocamadour, ce sera pour la suite… Car après tout, le voyage ne se résume pas à sa destination. Et si je compte bien les emmener jusqu’à leur fameux Graal, j’aimerais surtout leur montrer que les plus belles découvertes ne sont pas toujours celles qu’on avait prévues.

Allez, on ajuste les casques et en selle ! La quête du Rocamadour peut commencer, mais d’abord, place à l’exploration de la Vallée de la Dordogne.Votre boussole locale est prête à vous embarquer dans l’aventure !

PREMIÈRE CÔTE, PREMIÈRE RÉCOMPENSE : CASS’DALE À MAYRAC

À peine sortis de Souillac, les premières montées nous rappellent que cette escapade ne sera pas de tout repos ! Et pourtant, je suis plutôt sportive. Mais arrivée en haut de cette première côte, je suis déjà toute rouge et je sens que les jambes commencent à chauffer. Bon, on ne va pas se mentir, la vallée se mérite ! Heureusement, les paysages et les petites pépites qui nous attendent en chemin nous donnent vite envie de poursuivre.

 

 

Prochain arrêt : une bonne adresse que les habitants se murmurent ! J’emmène les trois aventuriers chez Claire et Julien Dale, qui nous accueillent, aux côtés d’Amanda, leur salariée, dans leur boutique de producteurs locaux, Cass’Dale, à Mayrac. Installée depuis 2019, cette boutique met à l’honneur les circuits courts et travaille main dans la main avec les exploitations locales pour nous proposer le meilleur des produits du territoire.

Ici, on trouve de quoi se régaler : boissons locales, pâtés maison, charcuteries locales. On prend le temps d’échanger avec l’équipe et de découvrir les produits proposés. Et comme les rencontres gourmandes sont aussi faites pour se faire plaisir, nous avons même droit à une petite dégustation ! De quoi reprendre quelques forces, se régaler et repartir avec le sourire !

Allez, les batteries sont rechargées : on peut reprendre la route, direction notre prochaine halte gourmande !

UNE HALTE GOURMANDE À MEYRONNE : BIENVENUE À LA BOULANGETTE !

Après notre petite pause chez Cass’Dale, on redescend tranquillement vers Saint-Sozy, avant de poursuivre en direction de Meyronne. J’ai encore une petite pépite à leur faire découvrir ! Mais avant ça, il faut franchir le pont qui enjambe la Dordogne, puis grimper une dernière côte. Les mollets commencent à se faire sentir, mais je leur assure que l’effort en vaut la peine !

Depuis le pont, on aperçoit la rivière et, sur notre droite, les falaises du Roc des Monges qui se dressent au-dessus de l’eau. Un joli décor qui nous donne envie de ralentir quelques instants avant de reprendre notre chemin.

À Meyronne, je guide mes trois compagnons vers une adresse que j’aime particulièrement : La Boulangette, la boulangerie de Fabienne et Pascal. Pour la trouver, il suffit de suivre les panneaux et de s’engager dans une petite ruelle du village. Derrière les volets rouges d’une ancienne grange en pierre, une petite fenêtre nous attend. Et à peine arrivés, les narines sont déjà en éveil : une bonne odeur de pain chaud s’échappe du fournil !

Derrière la petite fenêtre, Fabienne est déjà à l’ouvrage. Le tablier noué autour de la taille et les mains couvertes de farine, elle façonne les pains du jour avec application. Elle nous adresse un sourire et quelques mots de bienvenue, puis retourne à sa pâte. Ici, pas question de laisser le pain attendre !
À ses côtés, Pascal, son mari, nous accueille avec enthousiasme. Avec son tee-shirt à l’effigie de La Boulangette, il se présente avec humour comme étant simplement « le mari de la boulangère ». Cette petite phrase nous fait sourire et donne tout de suite le ton : chez eux, la convivialité est au rendez-vous !
Tandis que Pascal accueille les visiteurs avec enthousiasme, Fabienne préfère rester discrète, dans les coulisses de son fournil, et laisser parler son savoir-faire. Mais ne vous y trompez pas : c’est bien elle qui mène la danse et donne vie à toutes ces bonnes choses ! Deux tempéraments différents, mais une belle complémentarité qui fait vivre cette petite boulangerie.
Et quand on découvre ces pains alignés sur les étagères, difficile de ne pas avoir envie de tout goûter ! Les belles miches de campagne côtoient les pains aux graines, tout juste sortis du four. Florian, Bixent et Clément ne tardent pas à comprendre pourquoi je tenais tant à leur faire découvrir cette adresse. Ici, on ne vient pas seulement acheter du pain : on vient aussi rencontrer un couple qui a choisi de faire revivre une vieille tradition et de redonner vie à un commerce oublié du village.

Car l’histoire de La Boulangette mérite qu’on s’y attarde. Cela faisait près de cinquante ans que la dernière boulangerie de Meyronne avait fermé ses portes avant que Fabienne et Pascal ne décident de faire renaître cette activité au cœur du village. Une belle initiative qui fait aujourd’hui le bonheur des habitants, mais aussi des anciens du coin, heureux de retrouver une boulangerie dans leur quotidien.
À La Boulangette, le pain est fabriqué à l’ancienne, avec une attention particulière portée aux matières premières et au temps nécessaire à sa fabrication. La farine, moulue à la meule de pierre par la Minoterie Dom, à Beaulieu-sur-Dordogne, participe à cette démarche de proximité. Et le résultat est surprenant : enveloppés dans un torchon propre et sec, ces pains peuvent se conserver plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Ici, pas besoin d’artifices : de bons produits, beaucoup de passion et surtout une bonne dose d’amour !
La Boulangette ne se limite d’ailleurs pas à la vente de pain. Fabienne et Pascal proposent aussi des petits-déjeuners, une petite restauration et un jardin où l’on peut prendre le temps de s’installer et de savourer les spécialités de la maison. Une adresse qui invite à ralentir, à discuter et à profiter des plaisirs simples. Tout ce que j’aime faire découvrir dans la vallée !
Pour nous, le programme est tout trouvé : nous récupérons nos tartes à l’oignon et rejoignons un petit coin au bord de la Dordogne, à une centaine de mètres de la boulangerie. On se trouve un petit coin de rocher, face à la rivière, et on s’installe pour savourer notre déjeuner. La Dordogne s’écoule tranquillement sous nos yeux, un héron nous offre un joli ballet au-dessus de l’eau et les grenouilles assurent l’ambiance sonore. Il ne manque plus que nos tartes, qui nous font toujours autant envie ! On est bien, tout simplement. C’est le genre de pause qu’on aimerait faire durer, entre deux bouchées et quelques éclats de rire, à refaire le fil de cette journée déjà bien remplie et à partager nos premières impressions !

C’est aussi ça, voyager sans voiture : prendre le temps de s’arrêter, pousser la porte d’une petite adresse et rencontrer des personnes qui ont à cœur de faire vivre leur territoire. Et comme dirait Florian, « c’est vraiment de toute beauté ! ». Une expression qui aura ponctué notre séjour à plusieurs reprises.
L’heure est venue de remonter en selle, le ventre bien rempli et ravis de cette jolie rencontre. La suite de l’aventure nous attend ! 

De Creysse à notre bivouac : quelques imprévus, mais toujours le sourire !

On poursuit notre route en direction de Creysse ! On traverse de jolis coins de campagne, on passe devant le petit lavoir du village, puis devant cette église un peu particulière avec ses deux absides. Le décor est digne d’un conte de fées. Ces petites routes nous réservent de jolies surprises… jusqu’à ce que la pluie décide de s’inviter à notre balade !

Dès qu’on le peut, on trouve un abri pour laisser passer l’averse. Mais après tous ces kilomètres et quelques belles montées, les mollets et les cuisses sont en surchauffe ! Et Bixent commence à fatiguer… Faut dire qu’à Toulouse, c’est tout plat, alors on lui pardonne de penser à jeter l’éponge ! Mais hop, Romuald vient à la rescousse ! Hors de question qu’on abandonne les montures, qu’à cela ne tienne, on lui apporte un peu d’assistance ! Parce qu’on ne perd aucun compagnon dans cette folle aventure !

Bixent reprend donc la route avec un vélo électrique, plus adapté à son état de fatigue, et je retrouve avec plaisir le sourire de toute l’équipe ! Comme quoi, il suffit parfois d’un petit coup de pouce pour repartir du bon pied ! Et pour couronner le tout, le soleil fait son retour.

Une fois tout le monde remis en selle, on reprend la route. Je guide Florian, Bixent et Clément vers notre prochaine étape, avec une petite idée en tête : leur faire découvrir un endroit qui devrait leur plaire !

Après tous ces kilomètres avalés, la pluie et les mollets fatigués je crois qu’on a tous hâte d’une seule chose : poser nos vélos. Et puis nous y voilà, à la cabane bivouac de La Bicicleta !

Au milieu d’un champ, une petite cabane aménagée nous attend, avec tout le nécessaire pour passer une nuit insolite au calme. Je regarde les garçons découvrir les lieux et je souris. Un lit posé à même le sol à l’intérieur, l’esprit tente safari, on est loin du bruit, en pleine nature, c’est ça le vrai luxe.

Après cette première journée sportive à la recherche de notre Rocamadour, on peut enfin souffler un peu… Et j’ai une bonne nouvelle pour les garçons : un apéro pique-nique est compris dans notre nuitée ! Quelques tartines de pâté, de bons produits locaux et le plaisir de se retrouver après cette belle journée de vadrouille. On s’installe, on grignote, on discute et, surtout, on prend enfin le temps de se poser. De quoi terminer cette première étape en beauté !

La soirée avance doucement, le calme de la campagne nous enveloppe et la fatigue commence à se faire sentir. Allez, il est temps de recharger les batteries ! Parce que demain, on reprend la route et notre quête du précieux Rocamadour continue. Et entre nous, après tous ces efforts, il va falloir qu’il soit sacrément bon, ce petit fromage de chèvre !

Au fond, notre quête du Rocamadour nous réserve déjà bien plus que ce que nous étions venus chercher.

JOUR 2

DIMANCHE 26 JUILLET

MATINÉE : EN SELLE POUR UNE NOUVELLE JOURNÉE, ON REPREND LA ROUTE, DIRECTION SOUILLAC !

Après notre première journée bien remplie, place à une nouvelle aventure ! Ce matin, on se réveille tranquillement au milieu des champs, bercés par le chant des oiseaux. Et franchement, après les kilomètres de la veille, la pluie et les petites péripéties sur la route, cette nuit au calme nous a fait le plus grand bien. Les jambes ont pu souffler, les esprits se sont reposés et tout le monde semble prêt à repartir.

Enfin… après le petit-déjeuner, quand même ! Parce qu’avant de remonter sur les vélos, il y a une étape absolument indispensable : le café du matin, accompagné de confiture et du pain de la veille signé La Boulangette. On se dit qu’on est vraiment bien tombés ici !

Une fois les sacs rangés et les vélos prêts, on reprend la route pour une nouvelle journée de découverte.

Me voilà de nouveau aux commandes pour guider Florian, Bixent et Clément sur les routes de la Vallée de la Dordogne ! Aujourd’hui, au programme : de jolies routes, de hautes falaises qui veillent sur la vallée, des paysages ponctués de champs de noyers, un château digne d’un conte de fées, un pont pour prendre un peu de hauteur et une pause pique-nique au bord de l’eau ! De quoi en prendre plein les yeux avant de rejoindre Souillac et de troquer nos vélos contre le bus pour poursuivre l’aventure vers notre objectif tant attendu : Rocamadour ! Mais avant de découvrir ce village emblématique, la vallée nous réserve encore quelques belles surprises…

Bon, je vous avoue que si l’on s’arrêtait à chaque joli paysage pour prendre une photo, on ne serait pas arrivés à Souillac avant la nuit !

Après quelques bons coups de pédale, on arrive sur un pont qui surplombe la Dordogne. Et là, difficile de ne pas s’arrêter quelques instants ! Le château de la Treyne se dévoile au milieu de la végétation, majestueux, avec la Dordogne à ses pieds. Un décor digne d’une carte postale, comme on les aime !

Même si je suis passée des centaines de fois sur ce pont, je ne me lasse jamais de cette vue. C’est fou comme un paysage peut continuer à nous émerveiller, même lorsqu’on le connaît par cœur ! Je prends donc quelques instants pour profiter de ce joli tableau avec nos trois aventuriers.

Parce qu’au fond, c’est aussi ça, le plaisir de voyager : prendre le temps de regarder ce qui nous entoure, même quand on croit déjà tout connaître.

Juste en contrebas, une petite plage de galets nous fait de l’œil avec sa vue imprenable sur le château. Et là, pas besoin de discuter bien longtemps : on échange un regard avec les garçons et la décision est prise ! C’est le spot idéal pour faire une pause et sortir notre pique-nique préparé par La Bicicleta.

Franchement, déjeuner dans un cadre pareil, on aurait tort de s’en priver ! Alors, on s’installe au bord de l’eau, on profite de la vue, on se repose quelques instants et on partage nos premières impressions sur cette nouvelle journée, qui est loin d’être finie.

Après cette pause bien méritée, on remonte en selle pour la dernière ligne droite vers Souillac, où Romuald nous attend pour récupérer les vélos.

Ça y est, Souillac se profile à l’horizon et notre première étape à vélo touche déjà à sa fin ! Eh oui, le temps passe vite quand on pédale au milieu de si beaux paysages. Mais pas question de nous arrêter là : notre mission du week-end est loin d’être terminée !
Notre objectif ? Aller chercher le fameux Rocamadour directement chez le producteur. Et croyez-moi, on n’a pas pédalé jusque-là pour repartir les mains vides !
Avant de poursuivre notre périple, on retrouve Romuald pour lui confier nos montures. On retiendra son aide précieuse, sa disponibilité et ses conseils avisés tout au long de cette première étape.
Allez, on change de moyen de transport : après le vélo, place au bus ! Direction l’arrêt “Quercyland”.
Et oui, voyager sans voiture en Vallée de la Dordogne, c’est aussi ça : savoir jongler entre les différents moyens de transport pour continuer à explorer le territoire. Après avoir fait chauffer les mollets ce matin, nous voilà prêts à nous laisser conduire jusqu’à la prochaine étape de notre quête.
Direction Rocamadour, avec une seule idée en tête : découvrir les secrets de ce petit fromage de chèvre qui nous a donné envie de nous lancer dans cette drôle d’aventure !
Et voilà que notre bus rouge liO pointe le bout de son nez. On grimpe à bord, on achète nos billets à seulement 2 euros le trajet et on s’installe tranquillement. Après les efforts de la matinée, je vous avoue que je suis bien contente de me poser. Et en regardant les garçons, je me dis qu’eux aussi !

Je les imagine déjà en train de se demander ce qui les attend à l’arrivée. De mon côté, je suis ravie de leur faire voir une autre facette du territoire. Peu à peu, on quitte les paysages verdoyants de la vallée et les rives de la Dordogne pour rejoindre le causse, plus sec et minéral, où les murets en pierre sèche dessinent le paysage. Une nouvelle ambiance, presque un autre décor, qui nous rapproche un peu plus de Rocamadour !
Notre arrêt approche ! Je garde un œil sur l’écran et, lorsque le nom de « L’Hospitalet » apparaît, c’est le moment de se préparer à descendre.
Allez les garçons, on récupère nos affaires et on se remet en mode aventurier : la suite se passe à Rocamadour !
À peine arrivés à L’Hospitalet, je leur réserve une nouvelle surprise : quatre vélos nous attendent ! Émilien, de GT-Loc, nous livre directement quatre VTC à l’arrêt de bus. Une fois les formalités réglées, je leur présente le programme de notre après-midi, qui s’annonce déjà bien rempli.
Tout le monde enfourche sa monture et nous voilà repartis pour une nouvelle étape de notre aventure ! Enfin, pas besoin de pédaler bien longtemps pour cette première découverte : la brasserie Solide Comme le Roc se trouve à quelques mètres à peine !

APRÈS-MIDI : À LA DÉCOUVERTE DES SAVEURS DE ROCAMADOUR !

Première étape de notre après-midi : la brasserie Solide Comme le Roc ! À peine arrivés, nous poussons la porte de la boutique et de la petite brasserie, où Jean-Baptiste Jallet nous accueille avec un grand sourire.

On découvre les différentes étapes de fabrication, on pose nos questions et on observe avec curiosité les équipements qui permettent de donner vie à ses recettes. J’aime ces rencontres qui nous ouvrent les portes de lieux qu’on ne prend pas toujours le temps de découvrir et qui nous permettent de comprendre ce qui se cache derrière les produits de notre terroir.

Jean-Baptiste nous explique aussi le rôle de chaque ingrédient : l’eau, qui représente près de 95 % de la bière, l’orge maltée, le houblon et la levure. Si le malt apporte notamment les sucres nécessaires à la fermentation, le houblon donne à la bière son amertume et ses arômes. Quant à la levure, c’est elle qui transforme le moût en bière. Finalement, derrière une simple bouteille se cachent pas mal de savoir-faire et de précision ! Et puis, impossible de ne pas remarquer les jolies étiquettes qui habillent les bouteilles. On sent que Jean-Baptiste a pensé à tout, jusque dans les moindres détails. Une chose est sûre : ici, la passion se ressent à chaque étape, et le nom de la brasserie lui va plutôt bien : Solide Comme le Roc !

Et parce qu’une visite se termine encore mieux quand on peut goûter le résultat, nous avons même droit à une petite dégustation de bière locale ! De quoi ravir les amateurs avant de poursuivre notre escapade.

Avant de repartir, nous discutons avec Jean-Baptiste de notre prochaine étape : partir à la découverte du fameux fromage de Rocamadour.

Et quoi de mieux que de demander à un enfant du Causse où dénicher le meilleur Rocamadour ? Après tout, qui connaît mieux le coin que ceux qui y ont grandi ? Il nous glisse alors quelques précieux conseils et nous oriente vers le hameau des Alix, où Alain nous attend à la ferme Lacoste. Producteur de Rocamadour depuis de nombreuses années, il pourrait bien nous ouvrir les portes de son exploitation et nous dévoiler les secrets de fabrication de ce petit fromage de chèvre AOP. De quoi nous rapprocher un peu plus de notre Graal gourmand !

Alors, après la bière, place au fromage ! On remonte vite en selle et on suit les indications de Jean-Baptiste en direction de la ferme Lacoste.

J’espère bien qu’Alain sera là pour nous accueillir et nous faire partager, à son tour, un petit bout de son quotidien. Allez, en route pour la suite de nos découvertes gourmandes !

LA FERME LACOSTE : DANS LES COULISSES DU ROCAMADOUR AOP

Après avoir tant entendu parler du célèbre Rocamadour AOP, nous allons enfin pouvoir découvrir les secrets de fabrication de ce petit fromage de chèvre emblématique du Quercy, et peut-être même le savourer directement à la ferme. Autant dire que nous sommes ravis de toucher au but !
En arrivant devant le panneau de la ferme Lacoste, difficile de cacher notre enthousiasme : ça y est, nous y sommes enfin ! À peine arrivés, nous sonnons à la porte et Alain vient à notre rencontre, son béret vissé sur la tête et sa veste de laboratoire sur le dos. Avec simplicité, il nous explique qu’il est en plein moulage des fromages. La matinée est déjà bien entamée et les clients se succèdent à la ferme pour acheter leurs Rocamadour. Autant dire qu’il n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer ! Pourtant, il accepte volontiers de nous accueillir et de nous consacrer un peu de son temps. Pas de grand discours ni de mise en scène : Alain nous reçoit simplement, avec gentillesse et son sourire discret. Et c’est justement ce qui rend cette rencontre si agréable et humaine.

Au fil de la conversation, il nous raconte l’histoire de la ferme Lacoste, une histoire familiale qui remonte aux années 1960. Depuis tout petit, il grandit au rythme de la ferme aux côtés de ses parents. À l’époque, son père fabrique du fromage avant tout pour la famille, puis l’activité se développe peu à peu, jusqu’à fournir les restaurants des environs en Rocamadour.
Aujourd’hui, Alain a repris le flambeau. Il s’occupe lui-même des différentes étapes de fabrication, du caillage au moulage, sans oublier les livraisons. Un quotidien bien rempli, qui demande du temps, de la rigueur et un vrai savoir-faire. Quand on l’écoute raconter son métier, on comprend vite que ce travail fait partie de sa vie depuis toujours.
Mais ce que je retiens surtout de cette visite, c’est la rencontre avec Alain. C’est un homme plutôt réservé, qui ne cherche pas à attirer l’attention sur lui. Il parle de son exploitation avec beaucoup de simplicité, sans en faire trop, et semble bien plus à l’aise à nous montrer son travail qu’à parler de lui-même. Derrière son air discret et son sourire timide, on découvre quelqu’un de vraiment attentionné, qui prend plaisir à partager son univers à son rythme et qui aime ses bêtes avant tout. Il n’a pas besoin de grands mots pour nous faire comprendre l’importance de son métier.
Ici, l’exploitation garde un esprit familial, profondément attaché à la terre et aux animaux. Et sur ce point, Alain ne transige pas : le bien-être de ses chèvres passe avant tout. Il fait partie des producteurs qui leur permettent de profiter du plein air. Nous les découvrons ainsi dans leur environnement, paisibles et visiblement à leur aise !

CAP SUR LA FERME DE MERLE ! 

Après notre belle rencontre avec Alain à la ferme Lacoste, il est temps de remonter en selle ! Je suis ravie de poursuivre l’aventure gourmande et d’emmener les garçons à la découverte d’une nouvelle exploitation, à quelques coups de pédale de là.

Direction la ferme de Merle, où Didier et son fils Guillaume nous attendent pour nous ouvrir les portes de leur exploitation familiale. Une nouvelle rencontre en perspective, avec l’envie d’en apprendre un peu plus sur leur quotidien, leur métier et cette histoire qui se transmet de génération en génération.

Cette fois-ci, changement de spécialité : après le Rocamadour, place à la noix ! Et pas n’importe laquelle, puisque la ferme de Merle, c’est avant tout une belle histoire de famille qui se poursuit depuis quatre générations.

Tout commence dans les années 1950, lorsque leur grand-père Claude plante les premiers noyers sur les terres du causse de Rocamadour. Depuis, les générations se succèdent, mais l’attachement à cette terre reste bien présent. Il faut dire que le sol calcaire du causse est particulièrement propice à la culture du noyer et donne aux noix un goût bien à elles. J’aime ces histoires de famille qui traversent le temps et qui continuent de faire vivre les traditions locales !

La famille Baudet perpétue un savoir-faire traditionnel autour de la noix et de sa transformation. Au fil de la visite, Didier et Guillaume nous font découvrir les différentes étapes de production ainsi que les produits élaborés sur place, notamment l’huile de noix et la liqueur de noix.

Ils nous présentent également les machines agricoles utilisées sur l’exploitation et nous expliquent leur rôle dans leur quotidien. On en apprend davantage sur cette activité familiale, transmise de génération en génération, et sur l’importance de préserver cette tradition qui fait la richesse du territoire.

Ce que je trouve particulièrement touchant, c’est cette transmission entre les générations. Les premiers noyers plantés par Claude dans les années 1950 sont bien plus que de simples arbres : ils témoignent d’une aventure familiale qui se poursuit aujourd’hui avec Didier et Guillaume.

Encore une belle rencontre qui nous rappelle que derrière les produits du terroir se cachent des histoires humaines, des gestes transmis au fil des années et des femmes et des hommes qui font vivre leur territoire avec passion.

UNE JOURNÉE BIEN REMPLIE, DE LA FERME À L’ASSIETTE !

Après toutes ces belles rencontres et ces découvertes gourmandes, il est temps pour nous de reprendre la route pour rejoindre notre prochaine étape : L’Estanquet, une petite brasserie nichée au cœur de L’Hospitalet, à deux pas du belvédère de Rocamadour.

Après une journée aussi riche en échanges, en saveurs et en découvertes autour du Rocamadour AOP, quel plaisir de pouvoir se poser en terrasse, profiter des derniers rayons de soleil et partager un bon repas ! Pour la photo au belvédère, on attendra encore un peu. On ne s’en lasse décidément pas !

En attendant, les ventres gargouillent et les assiettes ne tardent pas à arriver. Au menu ? Des produits du coin, généreux et savoureux, à l’image des producteurs passionnés que nous avons eu la chance de rencontrer tout au long de cette journée.
Car finalement, c’est aussi ça que j’aime dans ce genre d’aventure : prendre le temps de découvrir celles et ceux qui font vivre le territoire et savourer le fruit de leur travail, directement dans nos assiettes !

Une fois le repas terminé, la nuit est déjà tombée ! Éclairés par les lumières de nos vélos, nous reprenons tranquillement la route en direction du camping Les Campagnes, à la sortie de Rocamadour, où une nuit bien méritée nous attend.

Je repars avec de belles histoires à raconter, de nouvelles saveurs en tête et, bien sûr, le souvenir de ce petit Rocamadour si fondant !

Une journée comme je les aime, faite de rencontres, de partage et de moments simples qui donnent tout son sens au voyage.

On recharge nos batteries pour la nuit, car notre périple n’est pas encore terminé : demain, place à la dernière journée de notre aventure !

JOUR 3

LUNDI 27 JUILLET

AU FIL DE L’EAU, EN CANOË ET TOUJOURS PLUS DE SURPRISES !

Pour cette troisième et dernière journée, on quitte Rocamadour en bus liO depuis L’Hospitalet, direction Saint-Sozy ! Une fois sur place, cap sur la base Safaraid pour récupérer nos canoës. Car impossible de terminer cette aventure sans prendre le temps de découvrir plus en profondeur la Dordogne. Cette rivière, véritable cœur battant de la vallée, mérite bien qu’on lui consacre quelques coups de pagaie avant de refermer le chapitre de notre escapade !

À peine lancés sur la rivière, nous croisons deux pêcheurs qui profitent eux aussi de ce joli cadre. Et là, surprise ! Ils nous proposent de nous prêter leurs cannes pour nous initier à la pêche à la mouche.

Nous avons ainsi la chance de rencontrer Romain, guide de pêche passionné, accompagné de sa compagne Johanna. Tous deux prennent le temps de partager leurs astuces et de nous montrer les bons gestes pour pêcher sur la Dordogne. Une rencontre improvisée comme je les aime !

Au programme : quelques conseils techniques, notamment la fameuse règle des « deux doigts au-dessus, deux en dessous », puis vient le moment de se lancer ! Mais la pêche, c’est aussi toute une histoire de patience. Il faut apprendre à ralentir, observer le courant, repérer les mouvements à la surface de l’eau et simplement se laisser porter par le rythme de la rivière.

Peu à peu, on se prend au jeu ! Le geste demande de la précision, mais l’expérience invite surtout à lâcher prise et à profiter de l’instant, au milieu de la Dordogne. Dans ce décor naturel, on comprend vite que le plaisir ne se mesure pas seulement au nombre de prises !

Nous testons plusieurs jolis petits spots le long de la rivière, en espérant attirer quelques poissons. Romain nous explique que dans la Dordogne, on peut notamment trouver des truites, des barbeaux, des chevesnes, mais aussi des carnassiers comme le brochet, le sandre ou la perche, selon les secteurs. À la pêche à la mouche, les espèces recherchées dépendent bien sûr du lieu et des conditions du moment. Et aujourd’hui, les poissons semblent plutôt décidés à nous faire patienter… !

Finalement, seuls Johanna et Romain parviennent à en attraper ! De notre côté, nous repartons avec quelques nouvelles techniques en poche et, surtout, de beaux souvenirs. Car au-delà de la pêche, c’est cette parenthèse au fil de l’eau qui me marque : le temps qui ralentit, les échanges spontanés et le plaisir de découvrir la rivière autrement.

Une belle leçon de patience et une rencontre qui donne envie de recommencer !

Petit à petit, notre escapade touche à sa fin. Nous poursuivons notre descente en canoë jusqu’à Souillac, en profitant une dernière fois des paysages vallonnés qui nous entourent. Difficile de se dire que cette aventure se termine déjà, après toutes ces belles découvertes et ces rencontres qui ont rythmé notre périple !

Je garde un œil sur l’heure : notre aventure touche à sa fin et je dois encore veiller à ce que mes trois compagnons attrapent leur train pour Toulouse. Puis vient le moment des au revoir. Florian, Bixent et Clément repartent avec la tête pleine de souvenirs, des paysages plein les yeux et, je l’espère, quelques belles histoires à raconter. De mon côté, je reprends la route le cœur léger et le sourire aux lèvres, heureuse d’avoir partagé avec eux ces trois jours d’exploration, de rencontres et de découvertes au fil de la Vallée de la Dordogne.

Une chose est sûre : cette aventure, on n’est pas près de l’oublier !

TROIS JOURS, QUATRE FAÇONS DE VOYAGER : À VÉLO, EN BUS, EN CANOË ET EN TRAIN !

Cette escapade au cœur de la Vallée de la Dordogne a été riche en rencontres, en découvertes gourmandes et en moments inattendus ! J’ai adoré accompagner nos trois aventuriers dans cette exploration du territoire, à la rencontre de celles et ceux qui le font vivre au quotidien. Au départ, ils étaient venus chercher un petit fromage de chèvre. Ils repartent avec bien plus que ça : des rencontres, des souvenirs, des paysages plein les yeux et de nouvelles expériences à raconter !

Merci à tous les trois pour cette jolie aventure, que nous ne sommes pas prêts d’oublier ! Et qui sait, peut-être à bientôt pour de nouvelles découvertes en Vallée de la Dordogne !

INFOS PRATIQUES

Comment rejoindre Souillac sans voiture ?

Pour ce jour les 3 aventurier ont pris le train depuis la gare de Toulouse jusqu’à la gare de Souillac, un excellent point de départ pour explorer la Vallée de la Dordogne sans voiture ! 

BON PLAN : le TER à 1€ ! 

Vous habitez en Occitane ou près de Toulouse ? Profitez de l’offre TER à 1€, proposée le premier week-end de chaque mois (hors période estivale), pour rejoindre Souillac à petit prix.

A SAVOIR : 

  • les billets à 1€ sont disponibles en quantité limitée
  • ils sont mis en vente 10 jours avant la date du voyage
  • Pensez à réserver dès l’ouverture des ventes pour en profiter

Souillac est accessible en train depuis :

  • Paris
  • Toulouse
  • Brive-la-Gaillarde
  • Bordeaux

Conseil : réservez vos billets le plus tôt possible, notamment en période estivale, lorsque les trains affichent rapidement complet.

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